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Tarifs douaniers contre la Chine : « les deux parties vont payer »

Larry Kudlow avec, devant lui, le visage flou de Donald Trump.
Larry Kudlow, conseiller économique du président Donald Trump Photo: Reuters / Jonathan Ernst
Agence France-Presse

Le président américain Donald Trump a défendu dimanche sa politique de taxes douanières punitives contre la Chine après des déclarations ambiguës de son principal conseiller économique Larry Kudlow, qui a reconnu qu'elle pourrait aussi avoir un impact sur les entreprises américaines.

« Nous sommes exactement où nous voulons avec la Chine. Rappelez-vous, ils sont revenus sur leurs engagements avec nous et ils ont essayé de renégocier », a-t-il dit dimanche soir sur Twitter.

Nous allons prendre des dizaines de milliards de dollars de tarifs de la Chine. Les importateurs de produits peuvent les fabriquer eux-mêmes aux É.-U. (idéal), ou les acheter à des pays non soumis à [des] tarifs.

Donald Trump, président américain

Un peu plus tôt, interrogé sur la chaîne Fox News, Larry Kudlow avait dû reconnaître que les tarifs douaniers n'étaient pas payés directement par la Chine, mais par les entreprises importatrices américaines.

En fait, les deux parties vont payer. Les deux parties vont payer cela. Les deux parties vont souffrir de cela.

Larry Kudlow, conseiller économique du président

Il a néanmoins assuré que la bonne tenue de l'économie américaine allait lui permettre d'amortir d'éventuels effets négatifs.

Le président américain ne cesse de répéter que les droits de douane imposés à la Chine permettaient de remplir les caisses du Trésor américain.

De nombreux économistes, de leur côté, affirment que ces tarifs douaniers affaiblissent certes la compétitivité chinoise, mais qu'ils représentent des hausses de prix pour les entreprises et consommateurs américains.

Selon Larry Kudlow, une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping en marge du sommet du G20 des 28 et 29 juin à Osaka, au Japon, est envisagée afin d'essayer à nouveau de déminer ce conflit commercial qui pourrait avoir des répercussions sur l'économie mondiale et ébranle les marchés.

« Les chances que le président Trump et le président Xi se retrouvent ensemble lors de cette réunion sont probablement assez grandes », a déclaré le conseiller.

Les négociateurs chinois et américains se sont rencontrés à Washington jeudi et vendredi, mais se sont séparés sans accord, Washington accusant Pékin d'avoir fait marche arrière sur plusieurs points discutés au cours de plusieurs mois de pourparlers destinés à sceller un accord commercial entre les deux premières puissances économiques du monde.

Pression accrue sur la Chine

Le président américain a fait passer vendredi de 10 % à 25 % les droits de douane punitifs imposés sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises au moment où la délégation menée par le vice-premier ministre Liu se trouvait à Washington.

Au total, ce sont 250 milliards de dollars de produits chinois qui sont surtaxés par les États-Unis.

Et il a également ordonné le lancement de la procédure en vue d'imposer des droits de douane sur les quelque 300 milliards d'importations chinoises restantes.

« Nous ne pensons pas que les Chinois soient allés assez loin. Nous allons attendre de voir, les discussions vont se poursuivre », a souligné Larry Kudlow.

Nous avons besoin de quelque chose de plus clair et, jusqu'à ce que ce soit le cas, nous devons maintenir nos tarifs douaniers. Nous ne pouvons accepter un quelconque rétropédalage.

Larry Kudlow, conseiller économique du président

Il a par ailleurs indiqué qu'« aucun plan concret ni définitif » n'avait été déterminé concernant la suite des négociations. La Chine a invité le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et le secrétaire au Commerce Robert Lighthizer à se rendre à Pékin, mais aucune date n'a été fixée.

Donald Trump ne cesse d'assurer que sa relation personnelle avec le président chinois reste très forte, en dépit du blocage dans les négociations.

Les États-Unis exigent une réduction de leur immense déficit commercial avec la Chine (378 milliards de dollars en 2018), des « changements structurels » comme la fin du transfert forcé des technologies, la protection de la propriété intellectuelle américaine ainsi que la fin des subventions chinoises aux entreprises d'État.

Donald Trump, président des États-Unis

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