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Virage vert pour des commerces de l’Est-du-Québec

Des bouteilles d'eau dans une pharmacie.

La pharmacie Uniprix du quartier Nazareth à Rimouski ne vendra plus de bouteilles d'eau en plastique.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

De plus en plus de commerçants tentent de réduire leur empreinte écologique. Des pharmacies et des épiceries croient au mouvement Zéro déchet et s'y engagent à leur façon.

À la pharmacie Uniprix du quartier Nazareth à Rimouski, le virage vert s’effectue depuis 2017, avec l’achat d’un véhicule hybride pour effectuer les livraisons. Ce choix écologique s’est aussi avéré économique, puisque la facture du carburant a diminué de 30 %.

J'ai l'impression d'avoir une responsabilité.

Kareen Deschênes, pharmacienne propriétaire

La prochaine étape : écouler les derniers inventaires de bouteilles d’eau. Une action audacieuse pour la pharmacie qui vendait jusqu’à maintenant 24 500 bouteilles par année.

La propriétaire assume toutefois cette décision.

Kareen Deschênes devant les allées de la pharmacie.

Kareen Deschênes, pharmacienne propriétaire associée au groupe Uniprix.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

En tant que propriétaire d'un commerce au détail, je veux faire ma part. Il y a des choses sur lesquelles je ne peux plus fermer les yeux. J'ai mon pouvoir personnel, mais j'ai aussi mon pouvoir commercial, explique Kareen Deschênes, pharmacienne propriétaire associée à Uniprix.

Assurer la transition

Les actions vertes de ce commerce ne s’arrêtent pas là. Dès la fin juin, la pharmacie n’aura plus de sacs en plastique. Des sacs réutilisables seront disponibles aux clients qui devront cependant les rapporter.

Une affiche.

Des sacs réutilisables sont mis à la disposition des clients.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le département des cosmétiques tente aussi de participer au virage, même si le défi est tout aussi grand.

L'emballage joue un rôle très très important au niveau de la présentation du produit. C'est pour ça [que], quand on fait le tour du département et qu'on commence à faire l'exercice du Zéro Déchet au niveau des cosmétiques, il n'y en a pas beaucoup, explique Jenny Corriveau, cheffe cosméticienne.

L’équipe de la pharmacie offre ainsi des produits locaux, mais aussi biodégradables, réutilisables et zéro déchet afin de bien réussir sa transition.

Zéro déchet à l’épicerie

Depuis le 22 avril, toutes les bannières Métro acceptent les plats réutilisables pour les viandes, les charcuteries, les poissons, les mets cuisinés et les pâtisseries.

Dans la section légumes, l'épicier donne ainsi aux consommateurs le choix entre des produits emballés ou non.

Une affiche.

Les consommateurs peuvent apporter leurs plats dans toutes les épiceries Métro.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le virage vert, c'est un virage qu'il faut absolument qu'on fasse, parce qu'on a eu de la pression de nos clients. C'est de la pression positive, alors moi, je suis super enthousiaste de faire partie de tout ce mouvement, lance Guillaume Sirois, copropriétaire du Métro Sirois à Rimouski.

Dans la Matanie, un groupe de citoyens engagés a récemment rencontré les épiceries de la région pour leur demander de réduire les emballages.

Leur initiative a finalement porté fruit, puisque les cinq détaillants rencontrés ont apporté des changements à la distribution et à l'emballage des aliments.

Ce qu'on a vécu comme expérience a été vraiment constructif.

Catherine Berger, membre du groupe de citoyens engagés dans la Matanie
Des légumes à l'épicerie.

Le IGA Marché DesRosiers à Matane offre désormais des légumes en vrac.

Photo : Facebook : Catherine Berger

On a eu des échanges intéressants avec chacun des directeurs ou les responsables et propriétaires des épiceries pour comprendre aussi c'est quoi leur réalité, les demandes qui sont faites par la clientèle. Des fois, on se dit que ce sera quelque chose de compliqué, mais en fait, ça a pris une rencontre assez courte pour juste exprimer notre préoccupation comme citoyen, citoyenne, consommateur, consommatrice, raconte Catherine Berger, membre du groupe de citoyens engagés dans la Matanie.

Elle soutient que la réduction des déchets dans les commerces est un changement d'habitude simple qui peut se réaliser sans investissements importants.

Le groupe IGA a refusé les demandes d'entrevue de Radio-Canada.

D'après les informations d'Isabelle Damphousse

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