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L'érosion des berges au cœur d'une discussion citoyenne

Image du bord du fleuve à Ste-Flavie

L'érosion côtière est un problème très préoccupant à Sainte-Flavie, dans le Bas-Saint-Laurent. (Archives)

Photo : Municipalité de Sainte-Flavie

Radio-Canada

L'érosion côtière est un phénomène qui affecte considérablement certains secteurs du Bas-Saint-Laurent. Pour tenter de trouver des façons d'y faire face, une vingtaine de citoyens ont participé à une soirée d'information et de discussion sur le sujet, samedi soir à Rimouski.

Deux invités ont lancé les discussions : Urs Neumeier, professeur et chercheur à l'Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), et la chargée de projet en résilience côtière à la Municipalité de Sainte-Flavie, Géraldine Colli.

C’est le rôle des chercheurs d’aider le public à comprendre la réalité [à laquelle] il fait face.

Urs Neumeier, professeur et chercheur à l'ISMER

D’emblée, Urs Neumeier a expliqué que l’érosion côtière est un phénomène naturel qui a toujours existé.

En soi-même, [l’érosion], ce n’est pas un problème. Le problème, c’est que l’humain a construit quelque chose là où il ne devrait pas être, affirme-t-il.

Les actions à prendre

Les solutions de lutte à l’érosion côtière peuvent être ardues et coûteuses.

Le chercheur précise qu’il est possible de construire des protections dures, comme de l’enrochement ou un mur en béton, mais que celles-ci auront des conséquences pour les voisins.

Il donne aussi l’exemple des recharges de sable comme moyen de lutter contre l’érosion, mais qui engendrent des coûts assez importants, en plus de devoir être refaites régulièrement.

L'un des organisateurs introduit, au micro, les invités qui sont assis à la table à côté.

Urs Neumeier (au centre) et Géraldine Colli (à droite) sont les invités de la discussion sur l'érosion des berges au Bas-Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Souvent, la solution la plus intéressante, c’est de faire le retrait, enlever les bâtiments et dire “on ne va pas lutter contre quelque chose d’inévitable”, soutient-il.

Une décision déchirante

Même s'il s'agit de la solution la plus efficace, prendre la décision de déménager sa résidence n'est pas une mince affaire.

Géraldine Colli a témoigné de cette décision déchirante que doivent prendre des citoyens à Sainte-Flavie, par exemple.

Certains résidents qui habitent leur maison depuis plusieurs années croient qu'ils seront épargnés lors de prochaines grandes marées, alors que d'autres se résignent à déplacer leur résidence.

Néanmoins, la Municipalité de Sainte-Flavie accompagne les citoyens dans leur choix de rester ou non, et met actuellement en place un système d'alerte pour les protéger des risques côtiers.

De l’espoir pour le futur

Urs Neumeier avoue sentir une certaine prise de conscience dans la société sur les enjeux d’érosion côtière.

Plus précisément, il affirme être optimiste pour l’avenir de la région, d’une part parce que le phénomène est assez lent au Bas-Saint-Laurent, mais d’autre part car il est plutôt ciblé.

L’érosion côtière au Bas-Saint-Laurent n’est pas si dramatique que ça. Typiquement, c’est une rangée de maison qui est touchée, ce n’est pas partout. On est capables de gérer ça, conclut-il.

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