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Six morts dans l’attaque d’une église au Burkina Faso

Une main, en gros-plan, avec des douilles

Un homme tient des douilles d'armes à feu (archives)

Photo : Associated Press / Theo Renaut

Reuters

Un commando d'une vingtaine d'individus armés a abattu dimanche matin six personnes, dont un prêtre, devant l'église catholique de Dablo, dans le nord du Burkina Faso, a confirmé le gouvernement.

D'après Ousmane Zongo, le maire de la localité, située dans la province de Sanmatenga, et plusieurs témoins, les fidèles sortaient de l'église, vers 9 h, heure locale, lorsqu'une vingtaine d'hommes les ont encerclés avant d'ouvrir le feu, tuant six personnes.

Les assaillants ont ensuite mis le feu à l'église et pillé une pharmacie et plusieurs autres magasins avant de prendre la fuite à bord de véhicules, ont-ils précisé.

Dans un communiqué, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a condamné « énergiquement » cette attaque « inacceptable ».

« Nous resterons debout et nous traquerons ces forces obscurantistes qui veulent mettre à mal notre vivre-ensemble et saper nos efforts de développement », ajoute-t-il, appelant ses compatriotes « à la vigilance et au discernement face à ces attaques d'un genre nouveau dans notre pays ».

Cette attaque a eu lieu deux jours après la libération, dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du pays, de quatre otages – deux Français, une Sud-Coréenne et une Américaine. Deux soldats français ont perdu la vie dans l'opération menée pour les libérer. Trois des quatre otages – les deux Français et la Sud-Coréenne – sont arrivés samedi soir en France, où ils ont été accueillis par Emmanuel Macron à l'aéroport militaire de Villacoublay.

Une attaque du même genre que celle de dimanche avait eu lieu le 28 avril dans le nord du Burkina Faso. Des individus armés avaient tué un pasteur et cinq fidèles dans un temple protestant à Silgadji, dans la province du Soum.

Il s'agissait de la première attaque visant un lieu de culte chrétien au Burkina, avait alors déclaré le porte-parole du gouvernement. Environ 55 % à 60 % de la population du Burkina Faso est musulmane, et 20 % à 25 %, chrétienne, selon des chiffres du département d'État américain.

Le pays est confronté à une vague de violences islamistes, et le gouvernement a décrété en décembre dernier l'état d'urgence dans plusieurs provinces du Nord, frontalières avec le Mali, dont celle du Soum.

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