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Le manque de financement freine la lutte aux changements climatiques, dit la mairesse de Saguenay

Le fjord du Saguenay

Le fjord du Saguenay

Photo : Radio-Canada

Mélissa Savoie-Soulières

Alors que l'Union des municipalités du Québec (UMQ) se mobilise contre les changements climatiques, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, affirme que les réalités financières des Villes rendent cette lutte plus difficile.

C’est sûr que ça n’aide pas, laisse-t-elle tomber en entrevue.

Elle était aux assises de l'UMQ toute la fin de semaine à titre de trésorière. Samedi, en marge de cette rencontre annuelle, le président de l'UMQ, Alexandre Cusson a demandé une meilleure collaboration de Québec et d’Ottawa dans la lutte aux changements climatiques.

Josée Néron en entrevue

La mairesse Josée Néron en studio

Photo : Radio-Canada / Vicky Boutin

L’UMQ veut, entre autres, une simplification des programmes de financement gouvernementaux. L’organisation estime qu’il faudrait environ 4 milliards sur cinq ans pour que les municipalités s’adaptent aux changements climatiques.

À Saguenay, le manque de temps et de ressources freine le développement de certaines mesures, affirme la mairesse de Saguenay, Josée Néron. La Ville n’arrivera d’ailleurs pas à remplir les objectifs du gouvernement de cueillir et revaloriser les matières organiques d’ici 2020.

Si on regarde juste au niveau des bacs bruns, Saguenay n’est pas la seule municipalité qui va [l’adopter] pour rencontrer les exigences du gouvernement provincial, donc ça met une énorme pression sur le marché par rapport à ce qu’on doit acheter. 

Cette façon-là d’amener tout le monde dans le même goulot d’étranglement parce que les prix montent et pour les municipalités, ça a un impact, affirme-t-elle.

Elle ajoute qu’en plus de ces achats à faire en masse, il faut aussi respecter les règles d’octroi de contrat. C’est issu de la Commission Charbonneau, on le comprend. Mais, c’est quand même un processus qui risque d’alourdir grandement l’octroi de contrats. 

C’est des choses que les gens se disent : " Voyons les municipalités, c’est long avec vous." Mais tous ces délais-là, toutes ces procédures-là pour arriver à septembre 2022, c’est pour être sûrs qu’on ne précipite pas les choses et qu’on ne met pas la Ville à risque, explique la mairesse.

De grands projets bons pour l’environnement?

Plus tôt cette semaine, la mairesse s’est prononcée sans nuance en faveur du projet d’usine de gaz liquéfié Énergie Saguenay dont GNL Québec fait la promotion.

Pour elle, la région est chanceuse de pouvoir développer de grands projets avec une énergie propre comme l’hydroélectricité. On a la chance nous au Saguenay d’avoir l’hydroélectricité qui nous permet de générer des produits avec une empreinte écologique énormément diminuée, dit-elle.

Les plans de l'usine Énergie Saguenay

Les plans de l'usine Énergie Saguenay

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Souières

La mairesse croit que la lutte aux changements climatiques et la concrétisation des grands projets aux abords de la rivière Saguenay peuvent se faire en harmonie.

Moi, ce que je dis, ma position, c’est que le ciel qu’on a au-dessus de nous, ce n’est pas cloisonné. Si, comme communauté, on peut mettre en place des industries qui permettent d’offrir ailleurs dans le monde des énergies plus vertes, on se doit de le faire. La Terre, c’est un seul univers. C’est en ce sens que j’appuie GNL, conclut Josée Néron.

Saguenay–Lac-St-Jean

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