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Les européennes seront difficiles pour les conservateurs, admet un ministre

Damian Hinds.

Le ministre de l'Éducation Damian Hinds estime que les élections européennes seront difficiles pour son parti.

Photo : Getty Images / BBC

Reuters

Les élections européennes seront difficiles pour les conservateurs, a reconnu dimanche le ministre britannique de l'Éducation, alors qu'un sondage place sa formation en quatrième position dans les intentions de vote pour le scrutin du 23 mai.

« Je pense qu'il ne fait mystère pour personne que ce seront des élections difficiles pour nous. Pour certaines personnes, c'est la dernière occasion d'émettre un vote de protestation », a dit Damian Hinds à la BBC, en estimant qu'aux yeux de certains, ce scrutin ferait figure de deuxième référendum sur le Brexit.

Alors que le Royaume-Uni a obtenu un report au 31 octobre de la date du Brexit, initialement prévu le 29 mars dernier, le pays est de plus en plus divisé entre ceux qui veulent un retrait de l'Union européenne (UE) sans accord et ceux qui espèrent désormais éviter un Brexit – deux possibilités qu'aucun des grands partis ne soutient.

Selon le dernier sondage Opinium en date, que publie ce week-end The Observer, le parti qu'a fondé l'europhobe Nigel Farage en avril, le parti du Brexit, obtiendrait 34 % des voix en Grande-Bretagne lors des européennes, suivi par les travaillistes à 21 % et les libéraux démocrates (centre, europhile) à 12 %, tandis que les conservateurs se retrouveraient relégués à la quatrième place avec 11 % du vote.

Theresa May et son gouvernement, qui veulent toujours que le Parlement de Westminster entérine d'ici la fin juin l'accord du Brexit, espèrent que les Britanniques élus au Parlement européen n'auront pas même besoin de siéger.

Mais les tractations entre conservateurs et travaillistes visant à sortir de l'impasse sur le Brexit au Parlement, en trouvant une « majorité stable » capable d'entériner l'accord, n'ont toujours pas réellement progressé vers une entente.

Pour Josh Ashworth, porte-parole des travaillistes sur les questions de santé, les négociateurs travaillistes n'ont guère réussi à convaincre le gouvernement conservateur de se ranger à leur avis sur le Brexit. Le parti d’opposition souhaite notamment une union douanière permanente avec l'Union européenne, ce que refusent beaucoup de conservateurs pro-Brexit.

Les dirigeants travaillistes ne sont guère optimistes, et, côté conservateur, Gavin Williamson, démis ce mois-ci de ses fonctions de ministre de la Défense, estime dans le Mail on Sunday que les discussions entre conservateurs et travaillistes « ne pourront finir que par des cris et des larmes ».

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