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Des militants libéraux gonflés à bloc pour le premier discours de Kevin Vickers

Le nouveau chef libéral Kevin Vickers a été acclamé en héros à l'occasion de son premier discours public.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Jean-Philippe Hughes

Le nouveau chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Kevin Vickers, s'est adonné à un premier bain de foule samedi à Miramichi, d'où il est originaire. Devant un public conquis d'avance, il a esquissé ses priorités advenant l'élection du parti qu'il dirige, mais peu de promesses concrètes ont coulé de ce premier discours.

Faute d’une course à la chefferie digne de ce nom, un premier rassemblement partisan depuis le couronnement de Kevin Vickers avait lieu dans son fief samedi. Environ 300 militants se sont déplacés pour écouter les engagements de leur nouveau chef.

Dans les domaines de la santé, l’éducation et l’économie, sa vision pour la province s’inscrit dans la tradition libérale néo-brunswickoise. Avec le déclin des libéraux fédéraux dans les sondages, M. Vickers a profité des projecteurs pour servir une mise en garde à Ottawa, estimant sa province lésée par le système des transferts.

Ottawa et Gatineau reçoivent plus d’argent en subventions que nous recevons de transferts fédéraux en une semaine, c’est injuste.

Kevin Vickers, chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick
Kevin Vickers en point de presse.

Kevin Vickers a été accueilli par une meute de journalistes après son allocation, à Miramichi.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Devant l’impopularité de la taxe carbone au Nouveau-Brunswick, il dit s’être adressé au premier ministre Justin Trudeau. Le nouveau chef libéral ne rejette pas la taxe carbone du revers de la main, mais il demande l’instauration d’un seuil de taxation équivalent à celui en vigueur à l’Île-du-Prince-Édouard.

Nous devons nous asseoir ensemble pour bâtir un bon plan qui atteint les objectifs d’émissions de gaz à effet de serre inclus dans les Accords de Paris pour ramener les émissions mondiales au seuil de 2015, convient-il, tout en souhaitant demeurer concurrentiel avec les provinces voisines.

Sur le terrain économique, le chef libéral a vertement critiqué les compressions budgétaires des progressistes-conservateurs dans le secteur touristique, mais il est demeuré discret quant à son plan pour créer de la richesse dans la province.

Il souhaite s’inspirer de l’exemple de l’Irlande, déjà sur la voie de la prospérité après la chute de son économie pendant la crise de 2008. Plus près d’ici, il s’est contenté d’évoquer la création de grappes économiques, notamment dans le domaine de la production du cannabis.

L’ancien ambassadeur a surtout planché sur ses réalisations en Irlande, son passage à Ottawa comme sergent d’arme et dans la Péninsule acadienne, où il a œuvré pour la Gendarmerie royale du Canada pendant la crise du homard au début des années 2000.

Accueil chaleureux

Habile orateur dans sa langue maternelle devant ses troupes, le chef libéral ne siège toujours pas à l’Assemblée législative. Si une circonscription ouvre, je vais peut-être me présenter, a-t-il avancé. Mon intention est de me présenter dans ma ville natale, Miramichi.

Au sein du parti, le premier discours de M. Vickers a été accueilli chaleureusement. C’est une personne qui est rassembleuse, un collaborateur et avec un parcours de vie impressionnant, se réjouit le député de Dieppe-Centre, Roger Melanson.

Les députés se sont levés pour applaudir Kevin Vickers.

Les lieutenants libéraux ont servi une chaude main d'applaudissements lors du premier discours de leur nouveau chef. Au centre, les trois députés libéraux (de gauche à droit) Benoît Bourque, Jacques LeBlanc et Roger Melanson.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Le dernier candidat à s’être désisté de la course à la chefferie libérale, René Ephestion, salue la priorité accordée à l’environnement. Aujourd’hui, j’étais agréablement surpris de voir que c’est quelqu’un qui est ouvert sur tout ce qui est green economy [NDLR : économie verte].

En politique, on dit que les promesses ne tiennent que s’il y a des personnes qui y croient. J’ai envie d’y croire.

René Ephestion
René Ephestion à l'occasion du rassemblement politique de Miramichi.

René Ephestion a été le dernier candidat à tenir tête à Kevin Vickers dans la course à la chefferie.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Rassembleur pour les uns, homme de valeurs pour les autres, ses premières actions à l’Assemblée législative ne sont pas encore gravées dans le marbre. Hésitant à savoir quel serait son premier projet de loi s’il devient premier ministre, il y est allé d’un engagement modeste pour les plus démunis.

C’est une chose de la plus haute importance de s’assurer que les gens qui n’ont pas les moyens d’avoir une bonne vie, a-t-il répondu. Pour moi, le but c’est d’améliorer la [qualité] de vie, bien sûr.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale