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L’Union des municipalités du Québec se mobilise contre les changements climatiques

Le président de l’UMQ, Alexandre Cusson

Photo : Radio-Canada / VINCENT ARCHAMBAULT CANTIN

Radio-Canada

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) exige la collaboration de Québec et d'Ottawa pour lutter contre les changements climatiques.

À quelques mois des élections fédérales, le président de l’UMQ, Alexandre Cusson, s’est adressé à un parterre de politiciens de tous les paliers gouvernementaux pour marteler que la priorité de son organisation sera la lutte aux changements climatiques.

« On veut beaucoup parler de changements climatiques pendant la campagne électorale fédérale, a-t-il expliqué en marge des assises annuelles de l’UMQ. C’est important, il y a des besoins énormes dans les municipalités. »

L’un des chevaux de bataille de l’organisation est la simplification des programmes de financements fédéraux, comme c’est le cas pour les réparer les dommages causés par les importantes inondations qui ont récemment touché le Québec.

M. Cusson affirme que le rôle des municipalités du Québec, en tant que gouvernements de proximité, est crucial pour faire face à la crise climatique.

Selon l’UMQ, environ quatre milliards de dollars seraient nécessaires sur cinq ans pour que les municipalités s’adaptent aux changements climatiques.

Présent à l’évènement, le ministre fédéral de l’Infrastructure et des Collectivités, François-Philippe Champagne s’est montré compréhensif aux besoins des municipalités.

« Mieux vaut investir dans l’adaptation, la résilience aux changements climatiques plutôt que d’avoir à payer pour réparer les dommages d’année en année », a-t-il indiqué en mêlée de presse.

L'UMQ veut un canal direct avec Ottawa

Autre demande des villes du Québec : obtenir des fonds pour développer le transport en commun.

« De gouvernement à gouvernement, il faut miser sur ce qui fonctionne. Quelque 43 % des émissions de GES du Québec proviennent du secteur des transports », soutient M. Cusson.

Or, l’UMQ doit très souvent faire la navette entre Québec et Ottawa pour obtenir ces sommes, une situation que dénonce Alain Rayes, le lieutenant politique pour le Parti conservateur du Canada.

« Il y a des enveloppes, mais encore faut-il que le provincial et le fédéral parlent ensemble, explique-t-il. Présentement on voit que l’on est en train de voir encore – comme disait Alexandre Cusson – une game de ping-pong. »

C’est pour cette raison que l’UMQ demande à avoir une communication directe avec Ottawa, ce à quoi se refuse le ministère de la Justice du Québec qui fait valoir la prérogative du gouvernement provincial.

Avec les informations de Nahila Bendali

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