•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un avenir incertain pour le Salon du livre de Hearst

Deux jeunes filles bouquinent à un salon du livre.

Deux jeunes filles bouquinent au Salon du livre de Hearst.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Francis Bouchard

Alors que se termine ce samedi le dixième Salon du livre de Hearst, l'incertitude plane quant à l'avenir de l'événement. Ce salon pourrait être le dernier présenté dans sa forme actuelle en raison des défis auxquels il est confronté.

Selon le coprésident du Salon du livre de Hearst, Jean-Pierre Boutin, les grands distributeurs hésitent maintenant à se déplacer en région et à l'extérieur du Québec pour des raisons économiques.

Le comité organisateur a donc dû assumer une grande part des coûts de déplacement pour l'événement cette année.

Nous sentons que nous sommes à la croisée des chemins et qu’il va falloir évaluer quelle route on prend à partir d’ici, affirme Jean-Pierre Boutin.

Dans les semaines à venir, le comité organisateur doit se réunir pour se pencher sur l’événement qui était considéré comme une idée folle lorsqu’il a été présenté pour la première fois en 2000, avec l’appui de l’Université de Hearst.

Par la suite, il s’est succédé avec succès tous les deux ans, en alternance avec le Salon du livre du Grand Sudbury, qui fait face un peu aux mêmes défis.

Suzanne Rheault et Jean-Pierre Boutin du Salon du livre de Hearst.

Les coprésidents du Salon du livre de Hearst, Suzanne Rheault et Jean-Pierre Boutin, avec l'affiche du 10e événement.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Si le Salon du livre perdure, peut-être que ce sera sous une nouvelle forme. L’étalage de livre devient très difficile.

Jean-Pierre Boutin, coprésident du Salon du livre de Hearst

Une des options est de maintenir les rencontres avec des auteurs.

Les gens qui sont impliqués ont la volonté qu'on continue d’avoir des événements autour du livre, de la littérature et des auteurs, affirme Jean-Pierre Boutin.

Le président de l'Association des auteures auteurs de l'Ontario français, Gabriel Osson, aimerait qu’on puisse assurer la pérennité des salons du livre avec la participation des différents diffuseurs.

L'écrivain et conférencier Gabriel Osson.

Le président de l'Association des auteures et auteurs de l'Ontario français, Gabriel Osson, en compagnie d'Aude Rahmani, chargée de projet et de communication.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

J’aimerais que les diffuseurs comprennent qu’ils ont un rôle pas seulement de vente de livres, mais aussi un rôle de passeur de culture. S'ils restent dans leur position de dire: on ne fait pas assez d'argent, on va laisser tomber les salons du livre, on perd ce contact-là direct, affirme-t-il.

M. Osson note aussi la faible présence de librairies francophones en Ontario pour faire valoir l’importance des salons pour les personnes qui veulent se procurer des livres et aller à la rencontre des auteurs.

Nord de l'Ontario

Livres