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Le sort d’un Français dans un état végétatif au cœur du débat sur la fin de vie

La femme est encadrée de deux avocats.

Rachel Lambert, la femme de Vincent Lambert, à la Cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg, en janvier 2015.

Photo : Reuters / Vincent Kessler

Reuters

Le médecin de Vincent Lambert, patient tétraplégique en état végétatif depuis un accident de la route en 2008, a l'intention d'interrompre dans la semaine du 20 mai les soins du quadragénaire, hospitalisé à Reims, a-t-on appris samedi de l'avocat de son épouse Rachel.

Le sort de cet ancien infirmier psychiatrique devenu le symbole du débat sur la fin de vie en France divise depuis des années sa famille, entre d’un côté ses parents, proches des milieux catholiques traditionalistes, un demi-frère et l’une de ses sœurs, qui refusent l’arrêt des soins, et de l’autre son épouse, cinq de ses frères et soeurs et un neveu qui veulent qu’on le laisse mourir, conformément à ce qu’étaient, selon eux, ses valeurs.

« Le médecin a annoncé à la famille hier après-midi qu’il allait mettre fin aux traitements dans la semaine du 20 mai », a indiqué Me Laurent Pettiti.

Les parents, qui ont déjà été déboutés à deux reprises de leur demande de maintien en vie de leur fils de 42 ans, à la fois par le Conseil d’État et la Cour européenne des droits de l'homme, ont immédiatement annoncé par la voix de leurs avocats qu’ils introduiraient un recours contre la décision du médecin.

« Nous n'allons pas laisser faire. Nous sommes en train de rédiger un certain nombre de recours complémentaires parce que l'annonce du Dr Vincent Sanchez [le médecin de Vincent Lambert au CHU de Reims] se fait en violation délibérée des engagements internationaux de la France et du droit international », a déclaré sur France Info l'un de leurs avocats, Me Jérôme Triomphe.

Selon Me Pettiti, il est probable que les parents, qui considèrent leur fils comme une personne handicapée et non comme une personne en fin de vie, contesteront devant le tribunal administratif le refus de la France d’attendre l'avis du Comité international des droits des personnes handicapées de l'ONU, qu’ils ont saisi.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a affirmé dimanche dernier que la France n’était pas tenue légalement de surseoir à l'arrêt des soins, comme le demandait le Comité, mais qu’elle répondrait aux interrogations de celui-ci.

Aide médicale à mourir

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