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Corée du Nord : Trump estime que la « confiance » n'est pas entamée

Le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche

Le président des États-Unis, Donald Trump

Photo : The Associated Press / Evan Vucci

Agence France-Presse

Après avoir initialement exprimé son mécontentement, le président américain Donald Trump s'est ravisé, affirmant que les récents tirs de missiles nord-coréens n'avaient en rien entamé sa relation avec Kim Jong-un.

Pyongyang a lancé deux missiles de courte portée jeudi, le deuxième essai militaire en moins d'une semaine. Il s'agit d'une première depuis un an et demi et la spectaculaire détente sur la péninsule coréenne marquée par l'amorce de négociations sur les programmes nucléaire et balistique du Nord.

Je ne considère pas cela du tout comme une rupture dans la relation de confiance. À un certain moment, cela pourrait arriver. Mais à ce stade, non. Il s'agissait de missiles de très courte portée, quelque chose de très standard.

Donald Trump

Vingt-quatre heures plus tôt, pourtant, depuis la Maison-Blanche, le milliardaire américain avait laissé poindre son agacement, et une forme d'impatience sur ce dossier sur lequel il espère réussir là où tous ses prédécesseurs, républicains comme démocrates, ont échoué.

« Personne n'est content de ce qui s'est passé », avait-il lancé, s'interrogeant ouvertement sur la réelle volonté du régime reclus de négocier sur la dénucléarisation.

Le président américain risque-t-il, à un moment donné, de perdre confiance en Kim Jong-un, le dirigeant nord-coréen qu'il a rencontré à deux reprises et avec lequel il affirme inlassablement avoir d'excellentes relations?

« C'est possible que cela m'arrive à un certain moment, mais pour le moment, pas du tout », a-t-il répondu.

Le premier face-à-face entre les deux hommes, en juin 2018 à Singapour, s'était achevé sur une déclaration commune évoquant la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne », formulation vague permettant aux deux parties d'en faire des interprétations très différentes.

Le second sommet, à Hanoï en février, s'est lui soldé par un retentissant fiasco. Les deux hommes n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les concessions que Pyongyang devrait faire en échange de la levée des sanctions internationales.

Depuis, M. Kim a accusé avec force Washington d'être de mauvaise foi et a exigé un changement d'attitude américaine.

Vendredi, le Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir à Pyongyang, consacrait toute sa une et la moitié de sa deuxième page au lancement de la veille, en publiant 16 photos, dont une de Kim Jong-un observant le tir d'un abri.

En dépit de la multiplication, ces derniers temps, des menaces du Nord, les experts estiment que la nature et la présentation des derniers tirs prouvent que la Corée du Nord n'a pas l'intention dans l'immédiat de tourner complètement le dos au processus diplomatique.

Dans une déclaration commune publiée vendredi, 70 pays ont appelé la Corée du Nord à abandonner « toutes ses armes nucléaires » et ses missiles balistiques, déplorant « la menace grave » que ce pays continue de faire peser sur la stabilité mondiale.

Parmi ces pays, figurent les États-Unis et la Corée du Sud ainsi que différents États situés en Asie, en Amérique latine, en Afrique et en Europe. Mais la Russie et la Chine, soutiens de Pyongyang, ne sont pas signataires du document rédigé par la France.

Selon une source diplomatique, une quinzaine de pays ont demandé à signer cette déclaration après les derniers essais de missiles nord-coréens.

Donald Trump, président des États-Unis

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