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SQDC : pas une menace pour la santé mentale à Sherbrooke, dit la Santé publique

L'aire de vente d'une boutique de la SQDC.

Les boutiques de la SQDC sont toutes conçues sur le même modèle.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Déjà aux prises avec un nombre grandissant d'interventions auprès de gens en détresse psychologique, la Ville de Sherbrooke ne devrait pas voir sa situation s'aggraver en raison de l'implantation de la SQDC l'automne prochain, selon la Santé publique de l'Estrie.

En réaction à l'annonce jeudi que la SQDC avait signé un bail pour s'installer au 1681 rue King Ouest, à Sherbrooke, plusieurs internautes disaient s'inquiéter de voir les problèmes reliés à la santé mentale augmenter, ce que réfute la Santé publique de l'Estrie.

L'automner dernier, le Service de police de Sherbrooke se disait lui aussi préoccupé par la hausse de cas en santé mentale à l'aube de la légalisation du cannabis.

Il n'y a pas d'adéquation à faire entre une succursale de la SQDC et des problèmes de santé mentale, explique Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive au CIUSSS de L'Estrie-CHUS. On sait que le cannabis est une substance qui a des impacts sur la santé mentale, mais est-ce que le cannabis cause des problèmes ou c'est la santé mentale qui fait que les gens consomment? On n'a pas l'éclairage complet là-dessus.

Les gens qui ont des problèmes de santé mentale ne devraient pas consommer de cannabis, mais, ceci dit, ce n'est pas d'avoir une succursale à Sherbrooke qui va changer la donne pour ces gens-là. À la rigueur, si ces gens-là sont consommateurs, on veut qu'ils consomment du cannabis avec peu de THC. On veut qu'ils connaissent ce qu'ils consomment, ce qui n'est pas possible lorsqu'on consomme dans la rue.

Isabelle Samson, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive au CIUSSSde L'Estrie-CHUS

Que la future SQDC se trouve à proximité du Centre de réadaptation en dépendance de l'Estrie n'inquiète pas non plus la médecin spécialiste.

La SQDC est là pour les gens qui consomment déjà. Qu'ils soient en réadaptation ou pas, ce n'est pas la présence de la succursale qui va changer la donne. Il y avait plusieurs contraintes dans la loi : pas près des écoles, pas près des milieux familiaux, que ça se trouve à plusieurs centaines de mètres d'une SAQ... donc ça, c'est respecter. Il faut quand même que l'emplacement de la SQDC soit à proximité des gens qui auraient une consommation spontanée, qu'elle soit accessible aux gens qui n'ont pas de voiture et à proximité d'un milieu festif, résume-t-elle.

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