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Le manque d'accès à un logement abordable, un problème encore d'actualité dans le Nord de l'Ontario

Un bloc appartement.

Le Grand Sudbury dispose de près de 2000 unités de logements municipaux, mais il faut en moyenne cinq ans d'attente pour y avoir accès.

Photo : Radio-Canada / Angela Gemmill

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le manque d'accès aux logements abordables se fait toujours sentir dans le Nord de l'Ontario. La question a d'ailleurs fait l'objet de discussions à la conférence annuelle de la Fédération des municipalités du Nord de l'Ontario qui s'est conclue vendredi à Sudbury.

Le conseiller municipal de Nipissing Ouest et membre du conseil d’administration des services sociaux du district de Nipissing, Dan Roveda, estime à 900 le nombre de personnes de la région desservie par l’entité qui sont en attente d’un logement abordable.

Ça prend 10 ans pour rentrer dans un appartement, indique-t-il.

Selon M. Roveda, les problèmes d’accès au logement dans la région du Nipissing concerne particulièrement les hommes âgés de 25 et 44 ans aux prises avec des troubles de santé mentale et de problèmes de dépendance aux drogues et à l’alcool.

Si tu as un manque de logement, tu peux pas aller chercher un emploi. La plupart de ces gens-là souffrent de problèmes de santé mentale, et physique aussi. Alors essentiellement, c’est un cercle vicieux.

Une citation de : Dan Roveda, membre du conseil d’administration des services sociaux du district de Nipissing

Mêmes défis dans les autres villes

Dans le Grand Sudbury, où plus de 1000 familles et individus se trouvent sur la liste d’attente pour un logement abordable, plusieurs d’entre eux sont déjà très âgés, selon le conseiller municipal Geoff McCausland.

Donc nous avons besoin de revitalisation, nous avons besoin d’investissements, note l’élu.

Il ajoute que les difficultés de gestion de logements sont exacerbées par la récente disparition du bureau sudburois de la Commission de la location immobilière, qui cause un retard dans les évictions et pénalise les moins nantis.

[Les logements] sont disponibles, mais nous ne pouvons pas mettre les familles qui en ont besoin dedans, parce que nous n’avons pas la lettre d’éviction, explique-t-il.

Le maire de Timmins, George Pirie, reconnaît qu’il y a une longue liste d’attente à Timmins comme c’est le cas dans la plupart des autres communautés.

Il croit toutefois que les municipalités doivent concevoir leurs propres solutions avant de requérir de l’aide du gouvernement provincial.

Nous devons aviser la province de nos solutions et non de nos plaintes.

Une citation de : George Pirie, maire de Timmins

Avec des informations de Justine Cohendet

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