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Pour des soins palliatifs en français au Nouveau-Brunswick

Un lit d'hôpital.

Deux nouvelles maisons de soins palliatifs verront le jour au Nouveau-Brunswick, dont une bilingue, mais aucune francophone.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Deux maisons de soins palliatifs existent déjà au Nouveau-Brunswick : une à Fredericton et une à Saint-Jean. Deux autres verront le jour bientôt, dont une bilingue à Moncton. Mais pour un petit groupe, ce n'est pas suffisant, il en faut aussi une francophone.

Josée Maltais est la présidente de l’Association des bénévoles de l’hôpital George-L.-Dumont, à Moncton. Dans ses temps libres, elle lutte pour une autre cause, une maison de soins palliatifs francophone.

Avec un petit groupe, elle travaille sur ce projet depuis maintenant trois ans. Bilingue c’est bien, mais c’est mieux d’avoir une institution qui a notre couleur comme Acadien, [...] avoir un cadre de vie où les Acadiens pourraient se retrouver dans leurs façons d’être, explique-t-elle.

Josée Maltais en entrevue.

Josée Maltais lutte depuis trois ans pour la création d'une maison de soins palliatifs francophone.

Photo : Radio-Canada

L’idée plaît à l’Association des soins palliatifs, selon sa présidente sortante, Renée Turcotte.

C’est important d’avoir les services dans notre propre langue, surtout lorsqu’on est en fin de vie, C’est encore plus difficile d’exprimer nos besoins, nos peurs, nos anxiétés dans une autre langue.

Renée Turcotte, présidente sortante de l'Association des soins palliatifs du Nouveau-Brunswick

Renée Turcotte craint que le défi d’embaucher des employés bilingues dans le secteur de la santé se traduise simplement en l’absence complète de soins bilingues. On espère que ça tournera pas dans le sens que de temps en temps les gens n'auront pas de services dans leur langue. Ce sont des inquiétudes.

Renée Turcotte en entrevue.

Renée Turcotte, présidente sortante de l'Association des soins palliatifs du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche du côté du coordonnateur régional des soins spirituels du réseau de santé Vitalité, Denis Belliveau.

Lorsqu'on s'exprime du point de vue émotionnel, même si on connaît une autre langue, c'est difficile d’articuler les mots pour décrire notre peine ou nos questionnements. Pouvoir le faire dans sa langue nous permet d'aller plus profond et plus loin et donc ça assure une qualité de vie meilleure aux personnes et c'est exactement le but des soins palliatifs.

Pour voir la réalisation d'un tel projet, il faudra toutefois gagner le gouvernement et engager la communauté.

Avec les informations de Wildinette Paul

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