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Marie-Maude Denis et Sans capote ni kalachnikov remportent le Combat national des livres 2019

Marie-Maude Denis regarde la caméra et on voit la couverture du livre dans un montage.

C'est le livre de Blaise Ndala, Sans capote ni Kalachnikov, défendu par la journaliste Marie-Maude Denis, qui a remporté le traditionnel Combat national des livres

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le public a décidé. C'est le livre de Blaise Ndala, Sans capote ni Kalachnikov, défendu par la journaliste Marie-Maude Denis, qui a remporté le traditionnel Combat national des livres, qui s'est déroulé cette semaine à l'émission Plus on est de fous, plus on lit!.

Marie-Maude Denis, qui représentait l'Ontario, a défendu avec ardeur, esprit et humour ce livre qui raconte l'histoire d'Alex Kiandi, de son surnom Fourmi Rouge, et Petit Che, deux cousins plongés dans l’obscurité d’un conflit sanglant et barbare en cours dans les Grands Lacs, en « République démocratique de Cocagnie », en fait l’actuelle République démocratique du Congo.

Je suis contente de défendre Blaise Ndala, qui vient de l’Afrique, du Congo, mais qui a choisi l’Ontario, et c’est ça l’avenir de la francophonie en Ontario, ce sont les Africains qui nous aident à ne pas nous faire assimiler et à ne pas disparaître.

Marie-Maude Denis

Né à Lusanga, en République démocratique du Congo, Blaise Ndala est arrivé au Canada en 2007. Juriste de jour – il est enquêteur au bureau de l’ombudsman des détenus –, Blaise Ndala travaille à l'adaptation de son premier roman pour le cinéma et à l'écriture de son troisième roman. Il fait aussi de nombreux allers-retours entre le Canada, le Congo, la Belgique, Haïti et les États-Unis.

Portrait du juriste et écrivain d'origine congolaise Blaise Ndala, debout en veston et chemise blanche devant un mur de briques gris pâle.

L'écrivain Blaise Ndala

Photo : Pascale Castonguay

Marie-Maude Denis ajoute que c'est un livre qui pose une question importante : est-ce que la fin justifie les moyens quand il est question de la vérité?

Une finale chaudement disputée

Dans la ronde finale, elle faisait face à la Québécoise Manal Drissi, qui défendait le livre de Karoline Georges De synthèse.

Jeudi, lors de la dernière séquence argumentaire, les deux femmes ont défendu avec vigueur l'héritage de ces deux œuvres.

En fermant ce livre, je me suis dit qu’il fallait que je me reconnecte avec mon humanité. Ne devenons pas des robots.

Manal Drissi
Elles sourient au micro.

Marie-Maude Denis et Manal Drissi sont toujours dans la course du Combat national des livres

Photo : Radio-Canada

Les cinq combattants et combattantes

  • Stanley Vollant représentait les Territoires autochtones avec Manikanetish, de Naomi Fontaine (Mémoire d'encrier)
  • Deni Ellis Béchard représentait l'Ouest canadien avec Pauvres petits chagrins, de Miriam Toews, traduit par Lori Saint-Martin et Paul Gagné (Boréal)
  • Marie-Maude Denis représentait l'Ontario avec Sans capote ni kalachnikov, de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier)
  • Manal Drissi représentait le Québec avec De synthèse, de Karoline Georges (Alto)
  • Edith Butler représentait l'Atlantique avec Pour sûr, de France Daigle (Boréal)

Reconnaître un grand écrivain

Marie-Maude Denis soutient que ce livre permet de s'ouvrir à un autre pays, comme l'on fait d'autres écrivaines et écrivains issus de l'immigration. Et elle veut que cet auteur soit maintenant reconnu à la justesse de son immense talent.

Autant on a craqué pour Dany Laferrière qui nous faisait découvrir Haïti, autant on a craqué pour Kim Thúy qui nous faisait connaître son Vietnam, on a maintenant Blaise Ndala qui nous fait connaître son Congo, son Afrique. Je veux rendre hommage à la beauté de ses mots, à la poésie de ses phrases, à sa culture incroyable, mais accessible.

Cinq livres de cinq écrivains et écrivaines étaient en compétition pour ce Combat national des livres. Les livres représentaient cinq régions du Canada et étaient défendus par cinq combattants et combattantes.

Ils sourient à la caméra.

De gauche à droite : Marie-Maude Denis, Edith Butler, Deni Ellis Béchard, Manal Drissi et Stanley Vollant

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

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