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Des médecins recommandent de meilleurs services pour les accouchements en région rurale

Cette situation limite l'accès à des soins adéquats pour les accouchements.

À peine 4 % des obstétriciens et gynécologues du Canada pratiquent dans des municipalités de moins de 25 000 personnes.

Photo : Associated Press

Radio-Canada

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) préconise que toutes les femmes enceintes aient accès aux ressources dont elles ont besoin pour accoucher de façon sécuritaire et le plus près possible de leur localité. L'association, qui regroupe 4000 professionnels de la santé, vient de publier un énoncé de consensus sur le sujet.

Elle précise que moins de 4 % des obstétriciens et gynécologues pratiquent dans des municipalités de moins de 25 000 personnes. La déclaration, qui souligne les meilleures pratiques pour les accouchements et les soins en maternité, signale que les options locales pour les femmes se font rares un peu partout au pays.

Les recherches montrent pourtant que les bienfaits sont majeurs pour les femmes qui accouchent dans leur localité. La clé, affirme la présidente de la SOGC, la docteure Linda Stirk, est d’avoir le personnel nécessaire dans les petits centres de santé. Que les femmes puissent être proches de leur famille et de leurs amis, c’est important pour leur santé mentale et pour tisser des liens à l’intérieur même de l’unité familiale, dit la docteure Stirk. Et les déplacements, ça coûte souvent cher.

Il s’agit du premier énoncé de consensus de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada en 19 ans.

Formation pour les omnipraticiens

La SOGC recommande notamment de former plus d’omnipraticiens pour qu’ils puissent pratiquer certaines opérations, comme des césariennes. Elle mentionne que de tels programmes existent déjà dans certaines régions de l’ouest et du nord du Canada.

La société rappelle également l’importance d’une bonne communication entre les hôpitaux régionaux et les établissements de santé en milieu rural. Dans les cas urgents, cette coordination peut se révéler vitale, en permettant par exemple de consulter un spécialiste rapidement.

C’est particulièrement essentiel pour les municipalités qui ne comptent pas sur la présence permanente d’un médecin et qui sont desservies principalement par des sages-femmes et des infirmières praticiennes.

Pénurie de spécialistes

Brianne Gowman est enceinte de 32 semaines et se demande dans quel hôpital son bébé viendra au monde. Elle vit à proximité de l’Hôpital régional de Yarmouth, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, mais elle ne sait pas si elle pourra s’y rendre au moment de l’accouchement.

La façade de l'hôpital

L'hôpital de Yarmouth ne compte qu'un anesthésiste à temps plein à l'heure actuelle, alors qu'il lui en faudrait quatre.

Photo : CBC/Robert Short

Comme beaucoup d’autres femmes enceintes du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, elle a été avisée par la Régie de la santé qu’elle devra peut-être quitter la région pour accoucher, parce que l’hôpital de Yarmouth est aux prises avec une pénurie d’anesthésistes. L’option la plus proche est à deux heures de route.

Ce qui est le plus stressant, c’est de ne pas savoir, dit-elle. Normalement, les choses se passent vite pour moi. S’il faut que je me rende à Kentville [dans la vallée d'Annapolis], il y a de bonnes chances que j’accouche en chemin.

Depuis que la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse a envoyé sa lettre, en avril, elle a recruté un nouvel anesthésiste pour la région de Yarmouth, mais la situation n’est toujours pas revenue à la normale.

Nouvelle-Écosse

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