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Une nouvelle digue plus haute verra le jour à Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Un camion déverse du gravier dans l'eau.

Le colmatage de la digue naturelle qui a cédé à Sainte-Marthe-sur-le-Lac a été effectué ces derniers jours.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La digue végétale de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, dont la rupture à la fin avril a entraîné l'évacuation de 6000 résidents, sera dans un premier temps réparée et consolidée, avant d'être prochainement reconstruite. Elle sera plus haute, a précisé le ministre de l'Environnement, Benoit Charette.

« Je peux vous confirmer que la nouvelle digue, celle qui sera construite de façon permanente, sera définitivement plus haute que l’actuelle », a-t-il annoncé vendredi, au cours d'une conférence de presse.

Le ministre n'a cependant pas souhaité donner de détails sur le type de digue qui verra le jour. Des études, a-t-il expliqué, seront menées à cet effet, afin que cette digue réponde aux « standards d'aujourd'hui » pour « éviter les drames » comme celui qu'ont vécu des milliers de résidents de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

En attendant, a-t-il mentionné, cette digue sera consolidée et renforcée « là où c’est nécessaire de le faire », en vue de pouvoir pallier toute nouvelle crue le printemps prochain.

Une digue de 3 km

Cette confirmation met fin au suspense entretenu lors de la visite du premier ministre au début mai. De passage dans la municipalité, François Legault s’était montré évasif concernant la reconstruction de cette protection.

« On va se demander qu’est-ce qui est raisonnable de faire et qu’est-ce qui est le mieux pour les citoyens », avait-il déclaré, en évoquant néanmoins la possibilité d'une digue « plus haute, plus forte ».

Pourquoi le gouvernement a-t-il privilégié cette option? Pour protéger notamment les citoyens qui n'ont pas été victimes de ces inondations, a dit le ministre Charette.

« Cette digue fait plus de 3 km et continue encore de protéger des milliers d’autres [personnes] qui n’ont pas été touchées », a-t-il affirmé. Ne pas la reconstruire à moyen terme, a-t-il poursuivi, aurait entraîné le déplacement « de plusieurs milliers de personnes ».

La reconstruction sera en partie financée par le gouvernement du Québec, mais M. Charette n'a pas été en mesure de dévoiler les coûts ni la répartition de la facture, puisque « les plans et le tracé » de la nouvelle digue « ne sont pas faits ».

La solution n'est pas de construire des digues, dit Québec

Benoit Charette a cependant été clair. Hors de question, a-t-il clamé, de construire des digues à tout va, dans la province, pour contrer d'éventuelles crues printanières.

Le réflexe ne doit pas être de construire des digues à tout prix.

Benoit Charette, ministre de l'Environnement

« Les digues ne peuvent pas être perçues comme étant la solution à toutes les problématiques d’inondations, a-t-il précisé. Ça peut être la solution dans certains cas, mais il faut vraiment les évaluer de façon spécifique ou individuelle. On ne souhaite pas laisser entendre que la solution au Québec, c’est construire des digues. Ça ne l’est pas. »

Entrevue avec Isabelle Thomas

Des évaluations pour reconstruire les maisons sinistrées

Disant « travailler à compléter la cartographie des zones inondables », M. Charette a par ailleurs préféré ne pas s'avancer sur la reconstruction des maisons sinistrées à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Des évaluations, a-t-il ajouté, vont se poursuivre avant d'accorder d'éventuelles autorisations. De nouvelles annonces se feront « le plus rapidement possible », a-t-il promis.

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