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Bébé maltraité en Beauce : Élizabeth Pelletier condamnée à 12 mois de prison

Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Photo : Facebook de Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Élizabeth Pelletier, une ancienne éducatrice de Sainte-Marie, en Beauce, écope d'une peine de 12 mois d'emprisonnement pour avoir maltraité un bambin de 10 mois dont elle avait la garde.

« J’ai longuement analysé la jurisprudence », a mentionné d’entrée de jeu la juge Manon Lavoie. Sa décision est soutenue par un document de 18 pages.

Après le prononcé de la sentence, qui s’est fait en quelques minutes, Élizabeth Pelletier a été accompagnée par les constables spéciaux vers sa cellule, sous les regards étonnés des membres de sa famille.

La jeune femme de 24 ans a été reconnue coupable de voies de fait causant des lésions sur un enfant de 10 mois dont elle avait la garde en 2016. Elle était à ce moment propriétaire d'une garderie en milieu familial à Sainte-Marie.

Syndrome du bébé secoué

Le bébé, qui a aujourd’hui près de trois ans, avait alors subi une hémorragie sur une « surface importante de son cerveau ». Il avait également été victime de pertes de conscience, et la présence de sang dans le bas de sa colonne vertébrale avait été signalée .

Selon les aveux d'Élizabeth Pelletier que les policiers ont recueillis peu après les faits reprochés, l’éducatrice aurait « couché fort l’enfant dans son parc ».

Malgré le verdict de culpabilité, la jeune femme maintient que c'est une chute accidentelle qui a causé les lésions au cerveau du bébé.

« Force significative »

Dans sa décision qui porte sur 18 pages, la juge Manon Lavoie soutient que le geste qui a été posé est « d’une force significative ». L’acte a été posé « à la suite de nombreuses frustrations ». La juge ajoute que le geste était « spontané et non prémédité ».

La juge a aussi pris en compte le fait que Mme Pelletier n’a entrepris aucune démarche thérapeutique, mais aussi son absence d’antécédent judiciaire.

Le fait que la « collaboration de l’accusée est mitigée » et « qu’elle ne semble pas reconnaître qu’elle a commis une infraction » a aussi été considéré.

On note également que l’accusée n’a exprimé aucun regret ou remord.

« Les fourchettes imposées pour ce genre de crime varient énormément. La peine doit être individualisée », a précisé la juge Manon Lavoie, qui dit avoir pris en considération la nature et l’ampleur des gestes reprochés.

La Couronne demandait une peine de 18 mois d’emprisonnement. L’avocat de Mme Pelletier, Me Yves Savard, souhaitait plutôt éviter la détention à sa cliente et proposait une probation de deux ans accompagnée de 200 heures de travaux communautaires.

Verdict en appel

Le séjour en prison d'Élizabeth Pelletier pourrait être de courte durée, puisque le verdict de culpabilité a été porté en appel.

Me Yves Savard exige que sa cliente soit libérée le temps que la cause soit entendue.

« On va faire les démarches nécessaires pour lui permettre de retrouver sa liberté. Le plus rapidement possible », assure l’avocat.

Selon Me Savard, la détention pourrait causer un préjudice irréparable. « Dans l’éventualité où la Cour d’appel nous donnerait gain de cause et ordonnait un nouveau procès, à ce moment-là, l’incarcération qu’elle aurait fait causerait un préjudice qui ne pourrait jamais être réparé », ajoute-t-il.

Me Savard évalue également la possibilité de porter la peine en appel.

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