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Inondations : « la gestion des barrages est exceptionnelle », tranche une scientifique

Un chemin totalement inondé.

Deux maisons inondées à Mansfield-et-Pontefract

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada

Alors que la Municipalité de Mansfield-et-Pontefract a adopté à l'unanimité, mercredi soir, une résolution pour demander une commission d'enquête sur la gestion des barrages, et que le maire de Fort-Coulonge envisage de lui emboîter le pas, l'ingénieure en chef du Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais défend cette gestion, arguant qu'il s'agit d'une « catastrophe naturelle » au même titre que les tornades.

Lorsqu’il y a une tornade, est-ce que les gens essaient de blâmer quelqu’un d’autre que mère Nature? Ce qu’on vit maintenant, c’est une catastrophe naturelle, parce qu’il y a des quantités exceptionnelles d’eau, la neige combinée à des pluies exceptionnelles, a expliqué l'ingénieure en chef du Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais, Manon Lalonde, en entrevue à l'émission Les Matins d'ici.

Malheureusement, c’est un peu ce qu’il s’est passé en 2017, la rivière sort de son lit lorsqu’il y a trop d’eau

Manon Lalonde, Secrétariat pour la régularisation de la rivière des Outaouais

Je pense que la gestion des barrages est exceptionnelle, que c’est très bien fait cette année, a-t-elle ajouté.

Le conseil municipal de Mansfield-et-Pontefract a adopté à l'unanimité, mercredi soir, une résolution pour demander une commission d'enquête sur la gestion des barrages.

Le maire Gilles Dionne se demande si une mauvaise gestion des niveaux de l’eau dans les barrages en amont de la rivière des Outaouais pourrait être en partie responsable des niveaux d’eau élevés de cette année.

Toutefois, selon le chef de la planification de la production chez Hydro-Québec, Hugo Sansoucy, la société d'État fait déjà tout ce qui est en son pouvoir.

Les réservoirs sur l'ensemble de la rivière des Outaouais sont en mesure de capter ou de régulariser 40 % seulement de l'eau qui nous arrive durant la crue, explique M. Sansoucy, en entrevue au Téléjournal. Il ajoute que les réservoirs en Abitibi-Témiscamingue sont au maximum de leur capacité ou presque.

Un « post-mortem » sera nécessaire, dit le ministre Lacombe

De passage à Saint-André-Avellin, vendredi, le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, a reconnu la pertinence de faire un post-mortem sur la gestion des barrages.

Toutefois, il laisse le soin au ministère de la Sécurité publique du Québec de préciser la forme que prendra cet état des lieux.

Le ministre a indiqué que le moment n'était pas venu, par contre. Après, on peut se poser des questions. Mais, dans le feu de l'action, l'important, c'est la santé et la sécurité des gens, a-t-il dit.

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles