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Québec sur le point de jeter les bases d'une commission « Grandir dans la dignité »

Un enfant derrière une fenêtre givrée dépose sa main contre la vitre et regarde au sol.

Les délais moyens d'attente pour l'évaluation d'un dossier à la Direction de la protection de la jeunesse ont augmenté de 51 % pour l'ensemble du Québec.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement Legault pourrait annoncer dès la semaine prochaine comment s'effectuera la réflexion sur le système de protection des enfants du Québec, remis en cause par la mort d'une fillette de sept ans à Granby la semaine dernière, a appris Radio-Canada.

Il s’agirait bel et bien d’une commission parlementaire spéciale calquée sur le modèle non partisan utilisé pour réformer les soins de fin de vie, qui portait le nom « Mourir dans la dignité ».

Elle pourrait d’ailleurs porter le nom « Grandir dans la dignité », comme le suggère la porte-parole libérale en matière de services sociaux, Hélène David. Le gouvernement n’a toutefois pas arrêté son choix à ce sujet.

Selon nos informations, le gouvernement est présentement à la recherche de la personne qui sera appelée à présider les travaux et des deux vice-présidents qui la seconderaient. Des élus de tous les partis politiques et des experts en feraient aussi partie.

Les travaux de la commission, qui seraient en partie publics, pourraient ainsi se mettre en branle dès l’automne prochain. Ils pourraient s’échelonner sur un an, voire davantage.

La décision du premier ministre François Legault de lancer une « grande réflexion » sur le système de protection des enfants, annoncée jeudi dernier, a été saluée unanimement par les élus de l'Assemblée nationale.

M. Legault estime que la mort de la fillette, qui a ému tout le Québec, doit notamment se traduire par une étude approfondie du fonctionnement de Loi de la protection de la jeunesse et du rôle des tribunaux dans ces dossiers.

La fillette de sept ans, qui ne peut être identifiée, était connue de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), qui avait recommandé que sa garde soit confiée au père et à sa conjointe.

Son père et sa belle-mère font face à des accusations de séquestration, auxquelles s'ajoute une accusation de voies de faits graves pour la femme.

D'autres accusations pourraient s'ajouter à cette liste, la Sûreté du Québec n'ayant pas conclu son enquête criminelle.

L'affaire a ramené à l'avant-scène divers problèmes qui touchent la DPJ, comme la lourdeur de la tâche confiée à ses intervenants et les longues listes d'attente qui retardent l'évaluation de situations qui lui ont été signalées.

Québec a déjà ordonné une enquête publique du coroner dans ce dossier.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Estrie mènent aussi leurs propres enquêtes.

Avec les informations de Véronique Prince

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