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Phénix : les négociations avec l'AFPC « au point mort » depuis le rejet de l'offre fédérale

Des manifestants syndicaux brandissent des drapeaux et des pancartes.

L'AFPC a rejeté vendredi dernier une offre d'indemnisation du gouvernement fédéral. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les négociations sont « au point mort » entre le gouvernement fédéral et l'Alliance de la fonction publique du Canada depuis le rejet, vendredi dernier, de l'offre de dédommagement pour les ratés du système de paie Phénix.

L'offre du gouvernement fédéral, présentée après deux années de négociation, a été rejetée par l'AFPC, qui est la plus grande organisation syndicale de fonctionnaires fédéraux au pays.

Depuis, les discussions entre le fédéral et l'AFPC sont au point mort, a admis Yvon Barrière, vice-président exécutif pour le Québec à l'AFPC.

Autant pour la négociation de la convention collective, qui est échue depuis un an pour la plupart de nos membres, que pour Phénix, on est prêt à retourner à la table de négociation, a insisté M. Barrière en entrevue jeudi.

L'offre du gouvernement fédéral équivaut à cinq journées de congé, soit 1,25 jour de congé par année pour quatre ans, à titre d'indemnité générale versée à tous les membres des syndicats payés par le biais du système de paie Phénix.

« Une gifle »

L'AFPC juge dérisoire l'offre fédérale, compte tenu de la gravité des répercussions sur ses membres, de la durée des problèmes et du nombre de personnes touchées. L'Alliance compte près 190 000 membres, dont 140 000 fonctionnaires fédéraux.

Plusieurs syndicats représentant beaucoup moins de membres ont accepté l'offre du gouvernement. C'est le cas de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, qui compte 57 000 membres au pays.

Certains reconnaissent que la somme n'est pas énorme, mais ils la voient comme une compensation symbolique. Mais en ce qui nous concerne à l'AFPC, on ne veut pas d'une compensation symbolique, on veut d'une réelle compensation pour les torts financiers et les dommages moraux que nos gens ont subis depuis plus de trois ans, a dit M. Barrière.

« On n'a pas besoin d'aller voir nos membres [pour les consulter sur l'offre], on le sait que c'est une gifle. Nos membres le savent qu'ils ont reçu une gifle. »

— Une citation de  Yvon Barrière, vice-président exécutif pour le Québec à l'AFPC

Environ 270 000 fonctionnaires ont été directement touchés par les ratés de Phénix et ont subi des pertes financières. Certains n'ont pas été payés pendant un certain temps, d'autres ont eu un trop-perçu qu'ils ont dû rembourser, d'autres encore n'ont reçu qu'une partie de leur salaire. Et il reste encore 240 000 dossiers à traiter, selon l'AFPC.

Ceux qui ont accepté

Les syndicats qui ont accepté l'offre ont fait valoir qu'il s'agissait d'une compensation immédiate. Cette entente constitue une importante reconnaissance concrète de la frustration et de l'angoisse subies par chaque fonctionnaire, ont déclaré les syndicats signataires dans un communiqué conjoint.

Mais ils ont surtout obtenu une clause spécifiant que si une autre organisation syndicale obtenait un meilleur règlement, tous les syndicats recevraient la même indemnisation.

Les syndicats qui ont signé l'entente sont l'Association canadienne des agents financiers, l'Association canadienne du contrôle du trafic aérien, l'Association des chefs d'équipe des chantiers maritimes du gouvernement fédéral, l'Association des employés du Conseil de recherches, l'Association des juristes de justice, l'Association des pilotes fédéraux du Canada, l'Association des professeurs des collèges militaires du Canada, l'Association professionnelle des agents du service extérieur, le Conseil des métiers et du travail des chantiers maritimes du gouvernement fédéral (est et ouest), la section locale 2228 de la Fraternité internationale des ouvriers en électricité, l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada et la section locale 87-M du syndicat Unifor.

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