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Arsenic : Émilise-Lessard-Therrien et le REVIMAT s'attendent à des explications du gouvernement

Un quartier résidentiel tout près d'une fonderie de cuivre.

Des enfants qui habitent dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue, sont surexposés à l'arsenic, une substance cancérigène.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, se dit préoccupée par les résultats préliminaires de l'étude de biosurveillance dans le quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda. Elle demande aussi au gouvernement de faire la lumière sur l'implication du ministère de l'Économie dans les discussions entourant l'étude.

Je suis très préoccupée par les résultats de l'étude de biosurveillance, souligne-t-elle. Je partage aussi la préoccupation des parents par rapport aux délais indus.

La population devrait être la première informée dans ce genre de situation là, donc je comprends tout à fait leurs préoccupations.

Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue

Mme Lessard-Therrien estime que l'implication du ministère de l'Économie dans les discussions qui ont entouré l'étude, tel que révélé jeudi matin par Radio-Canada, nécessite des réponses du gouvernement. Je trouve cela particulièrement difficile à comprendre. Je pense qu'à ce stade-ci, on doit obtenir des réponses du gouvernement en toute transparence, sur la nature des échanges entre le ministère de l'Économie et de l'Innovation et la direction de la santé publique, déclare-t-elle.

Le REVIMAT est estomaqué

Le Regroupement vigilance mine de l'Abitibi-Témiscamingue (REVIMAT) a envoyé un communiqué de presse ce matin pour réagir à la situation.

Le groupe affirme que les limites d'émissions d'arsenic permis dans l'air dans le cas de la fonderie seraient beaucoup trop élevées. Il estime que le ministère de l'Environnement devrait être moins permissif.

Une entreprise est capable de téléphoner les représentants du gouvernement puis de s'organiser pour essayer de travailler pour calmer le jeu. Parce que là, on a peur de l'impact économique d'un projet, ça me renverse complètement.

Marc Nantel, porte-parole du REVIMAT

En ce qui concerne le ministère de l'Économie, le porte-parole du REVIMAT, Marc Nantel, est estomaqué. On peut deviner qu'il y a une collusion entre le gouvernement et l'entreprise pour qu'il y ait toute une campagne de communication pour essayer de calmer le jeu, puis de se vouloir rassurant. C'est quand même particulier comme système, s'exclame-t-il.

La confiance des parents ébranlée

À la lumière des révélations concernant le ministère de l'Économie, la co-porte-parole du Comité Arrêt, qui réunit des parents du quartier Notre-Dame, Valérie Fournier, se dit encore plus inquiète que l'intérêt économique passe avant la santé des jeunes.

C'est sûr que quand on apprend une nouvelle comme ça, c'est l'indignation, on est outrés, scandalisés. On avait la confiance déjà fragile, mais là, le lien de confiance est pratiquement rompu. Passer des intérêts économiques avant la santé des enfants, c'est impensable, déclare-t-elle.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique