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Des pêcheurs de homard madelinots résistent au journal de bord électronique

Un aide-pêcheur manipule du homard

Pêche au homard aux îles de la Madeleine

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Philippe Grenier
Brigitte Dubé

Quelques dizaines de pêcheurs de homard madelinots résistent à l'obligation de consigner leurs prises sur un journal de bord électronique, tel que l'exige Pêches et Océans Canada.

Cette pratique est obligatoire pour la première fois cette année.

Comme une vingtaine — peut-être une trentaine — de ses collègues, le président du Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles, Charles Poirier, préfère s’en tenir au journal de bord papier.

Charles Poirier mentionne que le système a connu des ratés à la première journée de pêche et que c’est ce qui explique que des pêcheurs ont décidé de retourner au journal papier.

Charles Poirier, président du Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles

Charles Poirier, président du Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Selon lui, le journal électronique JOBEL n’est pas fiable. Ce logiciel conçu par des pêcheurs gaspésiens fonctionne à partir d’un téléphone cellulaire. Ils ne peuvent pas nous garantir que nos données vont rester dans le système. Ça s’en va ailleurs, dans une autre organisation qui le gère, affirme-t-il.

Je ne veux pas que mes données se promènent à la grandeur du Québec. Donner mes données à un groupe de pêcheurs gaspésiens, j’aime pas trop ça.

Charles Poirier, président du Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles
Homard des îles de la Madeleine

Homard des îles de la Madeleine

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Charles Poirier dit préférer que les Madelinots conçoivent leur propre système. Les retombées vont rester à nous autres et nos données vont rester aux Îles, préfère-t-il.

Il ajoute que même si Pêches et Océans lui a donné un avertissement hier et que d’autres vont probablement lui être adressés, il va continuer à inscrire ses captures sur papier et qu’il est prêt à porter sa cause en cour. Ils ne peuvent pas obliger un pêcheur à s’acheter un cellulaire et à tenir un journal électronique, soutient-il.

Le Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles compte 210 membres. Cette association a été formée par des pêcheurs opposés à l’utilisation du journal électronique.

Il nous a été impossible de joindre Pêches et Océans Canada en fin de journée jeudi.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches