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Des professeurs associés bénévoles et pas de locaux pour l’Université de l’Ontario français

Richard Labrie
L'Université de l'Ontario français n'aura pas ses locaux prisés dans le Sud-Est de Toronto. Photo: Radio-Canada
Jérémie Bergeron

L'Université de l'Ontario (UOF) a perdu les locaux qu'elle prisait dans le sud-est de Toronto, pour y accueillir temporairement ses premiers élèves.

Des locaux temporaires avaient été choisis dans le quartier de l’Innovation de la Ville Reine, sur le bord de l’eau, mais le promoteur immobilier a décidé de tourner la page.

Les locaux ne sont plus disponibles, explique le recteur par intérim de l’institution, Normand Labrie. On avait une entente qui restait à signer et comme ça n’a pas été fait, le constructeur ne voulait pas perdre des [revenus de] loyers pendant un an ou deux.

La recherche de sites potentiels à Toronto n’est pas facile, admet le recteur.

Ce n’est pas évident que le site soit zoné éducatif [...] et puis qu’il soit près des métros, près des universités partenaires.

Normand Labrie, recteur par intérim de l'UOF

En janvier, le gouvernement fédéral a annoncé un financement 1,9 million de dollars à l'équipe de mise en oeuvre de l'Université de l'Ontario français (UOF). Des fonds qui permettront à l'établissement à se consacrer uniquement au développement du carrefour francophone.

N’empêche, les dirigeants sont convaincus qu’ils pourront offrir certains programmes dès 2020. On peut offrir des programmes d'études autofinancés, des programmes de formation continue par exemple. Ça on y travaille et on compte ouvrir nos premiers programmes dans les prochains mois.

Le dialogue avec le gouvernement progressiste-conservateur se poursuit, afin que l’UOF obtienne du financement de la part du provincial, assure M. Labrie.

Des professeurs associés bénévoles

Par ailleurs, sept professeurs associés provenant de divers horizons ont été nommés par le Conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français (UOF).

Il s’agit d’un travail bénévole qui se fait dans la plupart des universités. Cette annonce est un geste symbolique, admet Normand Labrie. Leur rôle est de continuer d'appuyer l'université dans différents volets académiques.

Les sept personnes choisies par l’UOF ont des expertises variées : parmi elles, on compte notamment une professeure en langue française et un autre professeur spécialisé en arts numériques.

Par voie de communiqué, la présidente du conseil de gouvernance de l’université, Dyane Adam, explique que les membres de cette première cohorte ont l’expertise nécessaire à la réalisation de la mission académique de notre établissement.

Leurs contributions viendront façonner notre vision en enseignement supérieur en français au bénéfice des francophones et des francophiles en Ontario, au Canada et à l’international.

Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance de l’UOF

Membres de la première cohorte

  • Laura Bisaillon, professeure adjointe à l’Université de Toronto à Scarborough
  • Philippe Blanchard, professeur agrégé au Collège d'art et de design de l'Ontario
  • Stacy Churchill, professeur émérite à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto
  • Emmanuelle Le Pichon–Vorstman, professeure adjointe à l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario de l’Université de Toronto
  • Caroline Joly, chercheure et agente principale - Chargée des opérations au Conseil de la coopération de l’Ontario
  • Alain Do Bi, directeur général au Réseau en immigration francophone du Centre-Sud-Ouest
  • Cara Krezek, directrice, Co-op, carrière et éducation expérientielle à l’Université Brock à St. Catharines

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