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Montréal traitera gratuitement contre l'agrile les frênes des propriétés privées

Des cicatrices en serpentins marquent un frêne.

Un frêne attaqué par l'agrile.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les Montréalais pourront désormais faire traiter leurs frênes aux frais de la Ville afin de les protéger contre les larves du petit coléoptère vert qui les ravagent. L'administration Plante a en effet annoncé jeudi des modifications à son programme de lutte contre l'agrile du frêne.

Les citoyens intéressés peuvent inscrire leurs arbres d’ici le 31 juillet en remplissant un formulaire en ligne sur le site de la Ville.

« À coût égal de l'ancien programme de subvention, nous traiterons gratuitement les frênes privés », explique Luc Ferrandez, responsable des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville. Il s'agit d'une première au pays.

L'offre ne s'applique cependant qu'aux frênes qui sont dans des zones aménagées, pas à ceux qui se trouvent dans des boisés.

L’aide financière pour l'abattage et le remplacement des frênes privés se poursuit, par ailleurs, avec une subvention maximale de 4000 $ par propriété résidentielle, à raison de 5 $ par centimètre de diamètre par frêne.

Agrile du frêne

Un spécimen adulte de l'agrile du frêne.

Photo : David Cappaert/Michigan State University

Les larves de l'agrile du frêne se nourrissent du phloème, le tissu interne de l'écorce qui conduit la sève, en y creusant des galeries. Elles finissent par empêcher ainsi l'arbre de s'alimenter.

La Ville de Montréal traite tous les deux ans quelque 65 000 frênes sur les domaines public et privé.

Mais elle doit aussi abattre ceux qui ont déjà subi les ravages de l'agrile.

Encore en décembre dernier, la Ville de Montréal avait annoncé l'abattage de plus de 6300 arbres atteints par l'agrile du frêne dans le parc-nature du Bois-de-Saraguay, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Les arbres visés étaient soit dans un état de dépérissement avancé, soit déjà morts.

Coupe à blanc devant des maisons

Au parc nature du Bois-de-Saraguay, dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, tous les frênes de plus de 15 centimètres de diamètre ont été abattus en raison de l'infestation par l'agrile. On a aussi abattu les nerpruns, des arbustes exotiques envahissants.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Montpetit

Quelque 30 000 frênes ont été abattus ces dernières années à Montréal, mais des milliers d'arbres ont été plantés pour permettre à la forêt urbaine de se régénérer, et aussi éviter que des espèces envahissantes ne s'installent là où les frênes ont disparu.

Montréal a ainsi planté plus de 82 000 arbres sur le domaine public depuis 2012, et a financé la plantation de plus de 53 000 autres arbres sur des terrains. Elle a injecté quelque 50 millions de dollars dans la gestion de la forêt urbaine.

« La forêt urbaine est un bien collectif inestimable qui contribue à améliorer la qualité de vie des citoyens, plaide le communiqué de la Ville. Elle absorbe 1400 tonnes de polluants atmosphériques par année, ce qui permet de diminuer les risques de maladies respiratoires et cardiaques. Les arbres atténuent également le ruissellement des eaux de pluie et les risques de débordement des égouts pluviaux. Ils réduisent la pollution des eaux de surface, assurant une eau de meilleure qualité dans les cours d'eau tout en diminuant les coûts de traitement. En outre, ils nous aident à lutter contre les changements climatiques en contrant les îlots de chaleur. »

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