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Des contraceptifs gratuits pour les 25 ans et moins, réclame la Société canadienne de pédiatrie

Des pilules contraceptives dans leur emballage déposé sur un agenda.

Une étude réalisée l’an dernier au Québec, qui dispose d’un régime public d’assurance médicaments, a révélé qu’environ 10 % des jeunes n’avaient pas reçu le moyen de contraception qu’ils souhaitaient obtenir ou avaient dû arrêter de le prendre à cause de son prix.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les contraceptifs, comme les préservatifs et la pilule contraceptive, devraient être offerts gratuitement aux Canadiens âgés de 25 ans et moins, affirme la Société canadienne de pédiatrie.

La Société revendique un accès confidentiel aux contraceptifs afin de minimiser les coûts associés aux grossesses non désirées.

Des études suggèrent que plus de 25 % des jeunes qui ne souhaitent pas devenir enceintes n'utilisent pas systématiquement de contraceptifs. Les fournisseurs canadiens de contraceptifs disent que le coût des produits constituait le principal obstacle à l'accès.

« On sait que, pour un adolescent qui paye de sa poche, le coût peut être assez important, affirme Giosi Di Meglio, de l’Hôpital pour enfants de Montréal. Parfois, payer 10 $ ou 15 $ par mois pour la pilule ou 8 $ pour des préservatifs peut représenter un défi. On peut aider en trouvant une solution au problème des coûts. »

La Société canadienne de pédiatrie exhorte les ordres gouvernementaux à agir rapidement pour :

  • Couvrir le coût de tous les contraceptifs, y compris les préservatifs, qui offrent une protection contre les infections transmissibles sexuellement, aux jeunes de 25 ans et moins.
  • Fournir gratuitement aux cliniques de santé des contraceptifs destinés aux jeunes.
  • Veiller à ce que les jeunes qui ont une assurance privée aient un accès égal à une contraception confidentielle et gratuite.
  • Offrir gratuitement les pilules, les timbres et les injections contraceptives à action brève jusqu'à l'âge de 25 ans, même si ces produits sont en vente libre.

Une étude réalisée l’an dernier au Québec, qui dispose d’un régime public d’assurance médicaments, a révélé qu’environ 10 % des jeunes n’avaient pas reçu le moyen de contraception qu’ils souhaitaient obtenir ou avaient dû arrêter de le prendre à cause de son prix.

L'année dernière, la Société canadienne de pédiatrie a recommandé l’utilisation des contraceptifs réversibles à longue durée, comme les dispositifs intra-utérins, parce que ce sont les plus efficaces. Les coûts initiaux se situent à environ 300 $.

La confidentialité est également primordiale, ajoute la Société.

La pédiatre winnipégoise et membre du comité de la santé de l’adolescent pour la Société canadienne de pédiatrie Margo Lane donne l'exemple d'une fille dont le père était parfois violent. La famille était couverte par un régime d'assurance médicaments privé, et la jeune fille avait peur que son père ne découvre qu'elle avait acheté un moyen de contraception à l'aide du régime.

Une personne dans ce genre de situation pourrait bénéficier de l’accès universel à la contraception proposé par la Société, ajoute Mme Lane. Elle souligne cependant que les jeunes devraient avoir des discussions franches avec leurs parents sur le sujet et leur demander conseil.

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