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Pyongyang aurait tiré deux missiles, selon la Corée du Sud

Un drapeau de la Corée du Nord flotte au loin. Un militaire le fixe.

L'armée de la Corée du Sud a annoncé que son voisin du Nord avait lancé un projectile non identifié.

Photo : Associated Press / Ahn Young-joon

Radio-Canada

Selon l'état-major sud-coréen, « les projectiles non identifiés » qui ont été tirés jeudi en Corée du Nord lors d'un exercice militaire seraient des missiles à courte portée.

Les deux engins ont été tirés en milieu de journée jeudi en direction de l’est, ont rapporté les chefs de l’état-major interarmées sud-coréens dans une déclaration. La défense sud-coréenne ne s'est pas avancée davantage sur le modèle et la trajectoire des missiles.

Le lancement du premier engin a été détecté à 16 h 29 (heure locale) sur un pas de tir situé près de Sino-Ri, dans le nord-ouest de la Corée du Nord. L’objet identifié comme un missile par les forces de Corée du Sud aurait franchi une distance de 420 kilomètres, tandis que le deuxième projectile, lancé 20 minutes plus tard, a parcouru 270 kilomètres.

Les missiles ont tous deux atteint une altitude de 50 kilomètres pendant leur vol, souligne l’état-major sud-coréen.

Ces nouveaux tirs de missiles de Pyongyang surviennent alors que l’émissaire américain pour la Corée du Nord, Stephen Biegun, est à Séoul, en Corée du Sud, dans le cadre d’une rencontre avec le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha.

À Séoul, le bureau du président Moon Jae-in a dénoncé ces tirs de son voisin, soulignant que ce genre de déploiement militaire n’est pas de nature à « apaiser les tensions » dans la péninsule coréenne.
Pyongyang n’avait pas encore réagi au moment d’écrire ces lignes.

La fin de semaine dernière, le régime du dictateur Kim Jong-un avait également attiré l’attention de ses voisins du sud en menant des « exercices de frappes » que Pyongyang a qualifiés « d’entraînements habituels et purement défensifs ». Plusieurs roquettes à longue portée et au moins un missile balistique de courte portée avaient été tirés lors de ces manœuvres.

Washington et Séoul avaient alors retenu leurs réactions et évité de parler de « missiles » pour ne pas compromettre d'éventuelles avancées diplomatiques.

Lors du sommet historique avec le président américain Donald Trump en juin 2018, à Singapour, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s'était engagé à « travailler vers la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».

Mais le scepticisme a grandi avec l'absence d'avancées concrètes et les deux dirigeants se sont quittés en février à Hanoï sur un désaccord. M. Kim réclamait une levée des sanctions trop importante aux yeux de M. Trump, en échange d'un début de dénucléarisation jugé trop timide.

Parallèlement, M. Kim a rencontré fin avril le président russe Vladimir Poutine à Vladivostok pour leur premier sommet, durant lequel il s'est plaint de la « mauvaise foi » des Américains dans la crise nucléaire qui implique son pays.

Avec les informations de Reuters

International