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Le gouvernement réévalue l’avenir de Cannabis NB

Des clients devant une succursale de Cannabis NB, avec un drapeau canadien où la feuille d'un plant de marijuana remplace la feuille d'érable.

Cannabis NB a connu plusieurs bas depuis son ouverture, dont une critique des prix élevés et des ruptures de stock.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Anaïs Brasier

Le gouvernement de Blaine Higgs étudie trois options pour Cannabis NB : une privatisation de la gestion qui reviendrait à une entreprise experte (à l'image de Medavie avec Ambulance NB), une privatisation complète ou le statu quo accompagné de la fermeture des magasins les moins rentables dans la province.

C’est un modèle d’affaires horrible, lance le ministre des Finances Ernie Steeves, en référence au modèle d’affaires de Cannabis NB, qui a enregistré des pertes de 12 millions de dollars pour ses six premiers mois d’activité.

À la suite de la publication de ces chiffres, le gouvernement progressiste-conservateur a décidé de procéder à une étude interne sur l’avenir de la société de la Couronne. Si cette étude n'en est encore qu'à ses débuts, trois scénarios sont déjà sur la table.

Nous pouvons embaucher un expert pour le gérer, nous pouvons fermer les magasins les moins rentables ou nous pouvons le privatiser, résume Ernie Steeves.

Je n'aime pas vraiment voir le gouvernement faire des affaires.

Ernie Steeves, ministre des Finances du Nouveau-Brunswick

Le premier scénario, celui de l’expert, est comparable à l’entente actuelle entre le gouvernement et Medavie pour la gestion d’Ambulance NB, explique le ministre. Quant à la privatisation complète, il s’agirait de laisser de multiples acteurs privés se faire compétition.

Le ministre des Finances du Nouveau-Brunswick Ernie Steeves, en entrevue.

Ernie Steeves assure qu'il est trop tôt pour prendre une décision, mais que celle-ci pourrait être dévoilée dans les prochains mois.

Photo : Radio-Canada

Beaucoup trop tôt selon l’opposition

Il est beaucoup trop tôt pour conclure que le modèle d’affaires de Cannabis NB n’est pas rentable, assure le député libéral Roger Melanson, rappelant que les chiffres ne font état que des six premiers mois d’exploitation de la société.

Personne ne va investir de l’argent et s’attendre d’avoir un retour sur investissement à l’intérieur de six mois.

Roger Melanson, député du Parti libéral du Nouveau-Brunswick
Le député libéral Roger Melanson en entrevue.

Roger Melanson assure qu'il faut au moins un an d'activité avant de déterminer si un modèle d'affaires est rentable.

Photo : Radio-Canada

Normalement, on devrait attendre au moins une année complètement d’opération pour bien comprendre le niveau de revenu qui sera généré, ajoute-t-il. Pour les gens d’affaires, c’est souvent de trois à cinq ans pour aller chercher des profits adéquats.

Un modèle basé sur la sécurité publique

Roger Melanson ajoute que le modèle d’affaires adopté par le gouvernement libéral de Brian Gallant avant la légalisation avait pour objectif premier d’assurer la sécurité publique des Néo-Brunswickois.

C’était d’avoir des règlements sévères, s’assurer que le produit du cannabis ne soit pas disponible à la consommation des jeunes et que les bénéfices financiers ne reviennent pas au crime organisé, explique le député libéral.

Il espère que, peu importe sa décision sur l’avenir de Cannabis NB, le gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs gardera cet objectif en tête.

Nouveau-Brunswick

Cannabis