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Statistique Canada veut moderniser le terme de « minorité visible »

Plusieurs étudiants assis dans une salle de classe, dont des étudiants noirs.
Dans certaines régions du pays, les « minorités visibles » ne sont plus vraiment des minorités. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Statistique Canada change sa façon de mesurer la diversité et tente de moderniser le terme de « minorité visible ».

Un reportage de Clare Hennig, de CBC News

L'organisme recueille généralement des données de recensement comportant des questions sur la couleur de la peau, le lieu de naissance et l'origine ethnique, entre autres, afin de quantifier la diversité du pays.

L'expression « minorités visibles », qui a gagné du terrain il y a plus de 30 ans avec la mise en œuvre de la Loi fédérale sur l'équité en matière d'emploi, est utilisée pour classer les personnes considérées comme non blanches.

« Nous avons reçu des critiques de l'ONU et de différents groupes, de différentes communautés [pour ce terme] », affirme Jean-Pierre Corbeil, qui collabore avec Statistique Canada pour mesurer la diversité ethnoculturelle.

« Certaines personnes trouvent cela offensant et d'autres disent que cela tend à donner l'impression que la minorité visible est un groupe homogène », ajoute-t-il.

Rester pertinent

Après la présentation de ses dernières données sur la diversité à Vancouver, Statistique Canada recueillera les commentaires du public sur les méthodes utilisées pour mesurer et collecter ces informations. Cela permettra de mieux formuler les questions en vue du recensement de 2019 et de la collecte de données future.

« L'un des objectifs clés est vraiment de s'assurer que Statistique Canada conserve sa pertinence en ce qui concerne la collecte d'informations sur la diversité de la population », a déclaré M. Corbeil à l'émission The Early Edition de CBC.

Il souligne le fait que, dans certaines régions du pays, les « minorités visibles » ne sont plus vraiment des minorités, de sorte que la terminologie peut être source de confusion.

« Jetez un coup d'œil à Richmond, par exemple, où les immigrants constituent 60 % de la population », illustre Jean-Pierre Corbeil.

« D'ici 2036, nos projections indiquent qu'il est très probable que trois personnes sur quatre à Vancouver seront des immigrants ou des Canadiens de deuxième génération », souligne-t-il.

C'est l'une des forces motrices du mouvement de modernisation de la description de la diversité.

« Il est temps de revisiter le concept, car cela fait 30 ans maintenant [depuis que la minorité visible a été introduite], dit-il. Comment pouvons-nous faire une meilleure analyse, fournir des données plus précises? »

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