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Paul Martin largue ses bateaux

Le successeur probable de Jean Chrétien au poste de premier ministre a annoncé avoir cédé à ses fils ses intérêts dans l'entreprise maritime Canada Steamship Lines, pour éviter tout conflit d'intérêt.

Le principal candidat à la succession de Jean Chrétien, l'ancien ministre des Finances Paul Martin, a annoncé avoir rompu ses derniers liens avec la Canada Steamship Lines, dont il était propriétaire. M. Martin dit avoir officiellement transféré à ses trois fils tous ses intérêts dans l'entreprise.

L'aspirant au poste de premier ministre a pris cette décision pour éviter de se retrouver en conflit d'intérêt s'il devient effectivement chef du gouvernement fédéral. La valeur actuelle de la Canada Steamship Lines serait d'environ 600 millions de dollars. Avec un associé, Paul Martin avait acheté la compagnie en 1981 au coût d'environ 180 millions $. Il a par la suite racheté la part de son partenaire. M. Martin continuera de toucher une pension de l'entreprise même s'il n'en est plus propriétaire. Les détails de la transaction ont été transmis au Conseiller en éthique, Howard Wilson, nommé, rappelons-le, par le premier ministre.

Des critiques font valoir que la vente de CSL à ses fils n'est tout au plus qu'un tour de passe-passe, puisque la famille Martin conserve le contrôle de l'entreprise maritime. M. Martin a été accusé à plusieurs reprises de conflit d'intérêt par l'opposition, en raison de décisions qui auraient favorisé la Canada Steamship Lines lorsqu'il était ministre des Finances.

M. Martin possède de nombreux autres actifs, dont des immeubles au Canada et aux États-Unis, une ferme au Québec, des cinémas à Vancouver et des actions dans une firme d'exploitation pétrolière. Ces actifs sont détenus dans une fiducie sans droit de regard.

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