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Santé mentale : RésoSanté veut entendre la voix des étudiants

Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

RésoSanté veut mieux comprendre la santé mentale des jeunes.

Photo : Getty Images / AngiePhotos

Mugoli Samba
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

RésoSanté,de la Colombie-Britannique, lancera une consultation à l'Université Simon Fraser (SFU) auprès d'étudiants pour mieux répondre à leurs besoins en santé mentale.

La rencontre aura lieu au campus de Burnaby, le 16 mai, de 18 h à 20 h.

Pour soutenir l’offre de services de santé mentale en français, il faut justement que l'on continue à avoir des données probantes, explique Marion Mathou, responsable des communications et des projets de RésoSanté. Il est donc important d'avoir des statistiques qui montrent qu’il y a un besoin dans les communautés francophones.

La consultation de RésoSanté s’inscrit dans une consultation organisée par la Commission de la santé mentale du Canada. Elle compte créer une norme nationale sur la santé mentale des étudiants, qui sera dévoilée en 2020.

Des voix francophones

Selon RésoSanté, 75 % des premiers diagnostics de troubles liés à la santé mentale sont constatés entre 16 et 25 ans, soit l'âge où de nombreux jeunes sont étudiants.

Pour Mélody Findlay, étudiante au Collège Camosun, à Victoria, le fait de jongler entre études et emploi à temps partiel, ainsi que les prix du logement et de la vie ont un impact sur la santé mentale étudiante.

Elle dit qu'il est important d'entendre les voix francophones de la province dans cette discussion nationale.

C’est bien que les opinions soient par et pour les élèves, dit-elle. Qui connaît mieux les étudiants que les étudiants?

Originaire de Regina, en Saskatchewan, Mélody Finsdlay s’est installée à Victoria pour s’éloigner de souvenirs traumatisants tout en reprenant ses études. Malgré le fait qu'elle est bilingue et a accès à des soutiens anglophones, la difficulté d'accès à des services francophones abordables demeure un défi pour certains membres de son entourage.

Ce n'est pas juste pour les gens qui ont du trouble et de l’anxiété quand ils parlent en anglais. Je connais tellement de Français qui ont de la misère à s’exprimer en anglais, explique celle qui sera diplômée en juin prochain.

Quand ils cherchent de l’aide avec [leur] santé mentale, c’est juste plus d’anxiété qu’ils éprouvent et ce n’est pas juste pour eux..

Selon RésoSanté, il y a présentement 47 psychologues, 16 psychothérapeutes et 15 psychiatres francophones en Colombie-Britannique.

L'organisme espère que la consultation permettra de contribuer à une norme nationale correspondant aux besoins, aux problèmes et aux aspirations d’aujourd’hui en ce qui concerne la promotion et le soutien de la santé mentale des étudiants.

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