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Un projet de loi américain interdirait la vente de coffres à butin dans les jeux vidéo

Une capture d'écran du site web de Blizzard Entertainment montrant une page sur laquelle sont proposés des coffres à butin.

Les coffres à butin du jeu Overwatch

Photo : Blizzard Entertainment

Radio-Canada

Un sénateur américain a présenté mercredi un projet de loi visant à interdire la vente de coffres à butin (loot boxes) et certaines microtransactions des jeux vidéo vendus aux enfants ou utilisés par les enfants.

Le projet de loi propose notamment d’interdire les microtransactions visant à offrir un avantage aux joueurs qui dépensent de l’argent, une stratégie de marketing appelée « victoire payante », ou plus communément « pay to win ».

Les coffres à butin resteraient quant à eux permis, dans la mesure où il ne serait pas nécessaire de payer pour en obtenir ou pour les ouvrir.

Qu’est-ce qu’un coffre à butin?

Les coffres à butin sont de plus en plus utilisés par les concepteurs pour rentabiliser leurs jeux vidéo. Ces coffres virtuels récompensent parfois gratuitement un joueur pour ses efforts ou son temps de jeu, mais ils sont plus souvent vendus contre de l’argent réel.

Ils contiennent généralement des éléments esthétiques, choisis de manière aléatoire, qui n’ont pas d’influence sur le jeu et que les joueurs peuvent utiliser pour déguiser leur personnage ou pour modifier l’apparence de l’interface. Dans certains cas, ils offrent également un avantage dans le jeu, un phénomène controversé qu’on appelle la victoire payante (pay to win).

Monnayer la dépendance

Le sénateur républicain Josh Hawley, qui a présenté le projet de loi, a indiqué que ces éléments de jeu entraînent des habitudes compulsives.

« Lorsqu’un jeu est conçu pour les enfants, les concepteurs ne devraient pas pouvoir monnayer la dépendance, a écrit M. Hawley sur son site web (Nouvelle fenêtre). Et lorsque des enfants jouent à des jeux conçus pour les adultes, ils devraient être isolés des microtransactions compulsives. Les concepteurs de jeux qui exploitent sciemment les enfants devraient faire face à des conséquences légales. »

Les analystes estiment que les coffres à butin et les stratégies de monétisation du genre pourraient générer 67 milliards de dollars d’ici 2022 (Nouvelle fenêtre).

Une controverse mondiale

La vente de coffres à butin fait polémique depuis quelque temps dans l’industrie, et plus particulièrement depuis le lancement en novembre 2017 de Star Wars Battlefront II par Electronic Arts.

Les achats proposés dans ce jeu avaient alors fait dire au représentant hawaïen Chris Lee qu’il s’agissait d’un casino virtuel pour enfants. Des législateurs et des régies des jeux de partout dans le monde avaient alors commencé à s’intéresser à la question, et des décisions sont rendues régulièrement depuis dans diverses juridictions.

La Belgique et les Pays-Bas ont depuis conclu que ces éléments de jeu étaient illégaux. Le Royaume-Uni (Nouvelle fenêtre), la France (Nouvelle fenêtre), la Nouvelle-Zélande (Nouvelle fenêtre), l’Irlande (Nouvelle fenêtre) et l’Allemagne (Nouvelle fenêtre) ont quant à eux déterminé le contraire.

Au Canada, les régies provinciales des jeux de l’Ontario et du Québec ont précédemment indiqué que les coffres à butin offerts dans les jeux vidéo n’étaient pas de leur ressort.

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