•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Il y a 25 ans, Mario Dumont devenait chef de l'Action démocratique du Québec

    Mario Dumont en conférence de presse le 11 mai 1994

    Le 11 mai 1994, Mario Dumont devient chef de l'Action démocratique du Québec.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 11 mai 1994, Mario Dumont devient chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ). Replongeons, grâce aux reportages de Radio-Canada de l'époque, dans cette période qui a mené ce dernier à la tête de cette formation politique.

    Si les gens du Parti libéral ne sont pas intéressés à travailler avec moi, je ne suis pas accroché à un poste...

    Mario Dumont, 26 novembre 1992

    Une dissidence mal acceptée au Parti libéral du Québec

    Téléjournal, 26 novembre 1992

    Le 26 novembre 1992, la journaliste Christine Saint-Pierre présente au Téléjournal le dénouement d’un bras de fer qui se joue depuis plusieurs mois au sein du Parti libéral du Québec (PLQ.)

    Mario Dumont, président de la Commission jeunesse du PLQ, est expulsé des rangs de cette formation.

    Trois autres membres de cette commission sont aussi bannis.

    La raison? Une dissidence qui a viré à la déloyauté, selon le Conseil de direction du PLQ.

    Mario Dumont perd par la même occasion sa présidence. Il va dorénavant voguer vers un nouvel horizon politique, de plus en plus éloigné du PLQ.

    Que s’est-il passé pour qu’on en arrive à cette expulsion?

    À la fin des années 1980, et dans la première moitié des années 1990, le débat constitutionnel qui secoue le Canada divise profondément le PLQ.

    Les dirigeants libéraux, ainsi que le chef Robert Bourassa, appuient le renouvellement du fédéralisme que propose le gouvernement fédéral mené par Brian Mulroney.

    Cette position encouragera le soutien du PLQ à l’accord du lac Meech, conclu alors unanimement en 1987 par le premier ministre Mulroney avec les provinces, sur le renouvellement de la Constitution canadienne.

    Cette position n’est cependant pas partagée par la Commission jeunesse du PLQ que préside Mario Dumont.

    Le jeune président appuie plutôt ce qu’on appelle le rapport de Jean Allaire.

    Ce document rejette l’accord du lac Meech et préconise l’adoption d’une nouvelle structure politique au Canada qui reconnaîtrait davantage d'autonomie à l’État québécois.

    Un nouveau référendum sur l’indépendance du Québec est envisagé par le rapport Allaire si les négociations avec le reste du Canada échouent.

    Les instances du PLQ décident de rejeter la proposition de Jean Allaire.

    Jean Allaire, Mario Dumont et quelques membres libéraux entrent alors en dissidence ouverte.

    Cette dissidence les amène à militer à l’automne 1992 pour le « non » à l’adoption par référendum pancanadien de l’accord de Charlottetown.

    Une victoire du « oui » lors de cette consultation aurait réintégré le Québec dans le giron constitutionnel canadien.

    La haute hiérarchie du PLQ considère comme une trahison le comportement des dissidents.

    Un mois après la défaite du « oui » au référendum sur l’accord de Charlottetown, elle montre la porte à Mario Dumont et aux autres rebelles.

    Créer un nouveau parti

    À l’automne de 1992, j’ai refusé qu’au Parti libéral on tue mon rêve.

    Mario Dumont, 5 mars 1994

    Devenus électrons libres, Mario Dumont et ses amis dissidents se coalisent. Ils mettent en place un nouveau parti sur la scène politique québécoise.

    Téléjournal, 5 mars 1994

    La journaliste Christine Saint-Pierre rend compte dans un reportage présenté au Téléjournal le 5 mars 1994 des discussions au congrès de fondation de l’Action démocratique du Québec (ADQ).

    Plus de 600 militants se réunissent à Laval pour adopter le programme électoral de l’ADQ. Ceux-ci, comme le constate la journaliste, viennent d’horizons variés.

    Le chef et le président de l’ADQ, Jean Allaire et Mario Dumont, ne s’inquiètent pas que leur formation ne recueille que 3 % des intentions de vote dans les sondages.

    Mario Dumont, chef de l’ADQ

    Quelques semaines après la fondation de l’ADQ, une grosse tuile tombe sur cette formation.

    Le chef, Jean Allaire, démissionne pour des raisons de santé.

    Le midi, 11 mai 1994

    Comme le souligne le correspondant parlementaire Gilles Morin dans un reportage présenté à l’émission Le midi du 11 mai 1994, l'ADQ a cherché à recruter, sans succès, une personnalité politique vedette pour succéder à Jean Allaire.

    Le parti doit alors se retourner vers son président, Mario Dumont. À 24 ans, il devient le nouveau chef de l’ADQ.

    En conférence de presse, Mario Dumont reconnaît que la situation n’est pas idéale à la veille d'un scrutin provincial.

    Son très jeune âge pourrait être un handicap.

    Il annonce aussi que l’ADQ a des ambitions modestes et ne présentera qu’une quinzaine de candidats dans des circonscriptions jugées vraiment intéressantes.

    Le 12 septembre 1994, l’ADQ obtient 252 000 votes soit 6,5 % des suffrages exprimés.

    Élu dans le comté de Rivière-du-Loup, Mario Dumont est le seul député de l’ADQ à l’Assemblée nationale de 1994 à 2003.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Politique