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PUBG en Chine, c'est fini

Une capture d'écran du jeu vidéo PlayerUnknown's Battlegrounds montrant 8 personnages pointant diverses armes autour d'eux. Les personnages sont soit autour ou sur un véhicule utilitaire placé au centre de l'image. Ils sont au sommet d'une montagne.

Dans PlayerUnknown's Battlegrounds, 100 joueurs sont parachutés sur une immense carte et s'affrontent jusqu'à ce qu'un seul survivant l'emporte.

Photo : PUBG Corporation

Agence France-Presse

Le géant chinois de l'Internet et des jeux vidéo Tencent a annoncé mercredi qu'il cesserait de proposer en Chine le très populaire jeu de tir PlayerUnknown's Battlegrounds (PUBG), remplacé par une version locale à la fibre patriotique.

Très joué dans le monde, PUBG met aux prises des personnages virtuels équipés d'armes à feu et dont l'objectif est d'être le dernier survivant. Preuve de son succès, il totaliserait plus de 360 millions de téléchargements à travers la planète.

Les autorités en Irak, au Népal et dans l'État indien du Gujarat l'ont toutefois interdit, au motif qu'il inciterait à la violence.

En Chine, Tencent dispose de la licence du jeu, publié par une filiale du Sud-Coréen Bluehole. Il en proposait une « version test » sur téléphone intelligent depuis un an.

Mais selon un message publié sur le compte officiel du jeu sur le réseau social Weibo, la période d'essai a pris fin ce mercredi, et Tencent n'aurait pas obtenu, ou n'aurait pas souhaité, attendre une hypothétique autorisation de commercialisation définitive.

Un remplaçant patriotique

Les utilisateurs de PUBG sont désormais redirigés vers un autre jeu très similaire, lancé récemment sous licence Tencent : Game of Peace (Jeu de la paix). Un hommage à l'armée chinoise, ce titre a bénéficié de l'appui de conseillers militaires, ce qui a probablement facilité son approbation par les autorités.

L'Agence France-Presse n'a pas réussi à joindre Tencent dans l'immédiat afin d'obtenir un commentaire.

Géant de l'Internet et opérateur de la très populaire messagerie multifonctions WeChat, le groupe a été fortement marqué par un gel des autorisations de jeux vidéo en Chine en 2018.

Pendant quelque neuf mois, les autorités avaient cessé d'examiner les demandes de mise sur le marché de nouveaux titres, arguant vouloir combattre la dépendance des jeunes. Elles ont également imposé une réduction du temps de jeu pour les mineurs.

Cette campagne avait contribué à réduire d'environ 223 milliards d'euros la valeur boursière de Tencent à la fin de l'année dernière. L'action s'est toutefois largement redressée après la reprise des approbations de jeux.

Le secteur attendait avec impatience de savoir si Tencent obtiendrait finalement l'autorisation de proposer PUBG de façon permanente, en raison du potentiel financier du jeu pour l'entreprise.

L'abandon de PUBG a cependant été plutôt bien accueilli mercredi par les marchés : à la Bourse de Hong Kong, l'action du groupe a bondi de 1,05 %, les analystes estimant que Game of Peace devrait générer suffisamment de profits pour compenser cette perte.

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