•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’opposition presse le gouvernement d’agir quant au Centre hospitalier Restigouche

La façade de l'édifice de l'Assemblée législative à Fredericton

Le gouvernement de Blaine Higgs a présenté à l'Assemblé législative (ci-dessus), mercredi matin, le rapport d'un expert sur les problèmes soulevés au Centre hospitalier Restigouche (archives).

Photo : Radio-Canada / Anaïs Brasier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la suite de la publication d'un rapport sur l'hôpital psychiatrique du Nouveau-Brunswick, les partis d'opposition veulent des réponses rapides quant au centre voisin pour les jeunes et quant aux stratégies de recrutement et de rétention du personnel.

Le gouvernement de Blaine Higgs a dévoilé le rapport Weber mardi matin en acceptant ses recommandations pour l’amélioration des soins dans cet établissement. Si le ministre de la Santé Hugh Flemming se dit confiant de voir la qualité des soins s'améliorer rapidement, les partis d'opposition attendent encore des réponses sur certains points.

Le Parti libéral trouve inquiétant que le ministre de la Santé n'a pas encore pris de décision au sujet du Centre d’excellence pour les enfants et les jeunes à besoins complexes, estime le député libéral Jean-Claude D'Amours. L’ouverture de cette annexe au CHR a été retardée dans la foulée du rapport de l’ombudsman.

Le ministre aurait pu clarifier aujourd'hui cette position et indiquer à l'ensemble de la population, à ces gens, à ces familles, que vraiment le centre des jeunes va demeurer et va continuer au niveau de la construction, a dit Jean-Claude D'Amours.

Jean-Claude D'Amours en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Le député libéral du Nouveau-Brunswick Jean-Claude D'Amours.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le chef du Parti vert, David Coon, préconise quant à lui d’installer à Moncton le Centre d’excellence pour les enfants et les jeunes à besoins complexes.

Ce dernier pense aussi que la difficulté de recruter des professionnels de la santé fait partie des problèmes signalés au CHR. Le Nouveau-Brunswick doit offrir des salaires concurrentiels à ceux proposés dans les autres provinces pour améliorer le recrutement, recommande M. Coon. Selon lui, sans augmentation de salaire, il sera impossible d'avoir le personnel nécessaire pour améliorer la situation de l'hôpital psychiatrique.

Le chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, David Coon, en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Selon le chef du Parti vert, le centre psychiatrique pour les jeunes devrait être situé à Moncton, et non dans le Restigouche.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

« On a réussi [à réduire] le nombre de patients ce qui nous a permis une certaine marge de manoeuvre au niveau du personnel, mais les enjeux sont toujours significatifs. »

— Une citation de  Jacques Duclos, vice-président, Services communautaires et de santé du réseau Vitalité

Le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, juge que le rapport Weber propose des solutions précises et il souhaite que le document ne finisse pas aux oubliettes. Il est important d'agir rapidement, souligne-t-il, pour améliorer les soins de santé mentale.

Un lueur d'espoir, selon l'ombudsman du Nouveau-Brunswick

Charles Murray, l'ombudsman du Nouveau-Brunswick qui avait levé le voile sur la situation de maltraitance et sur la culture du silence au Centre hospitalier Restigouche, estime qu'il s'agit d'un pas dans la bonne direction, mais espère que ce n'est que le début.

M. Weber confirme qu'il y a eu des améliorations dans les derniers six mois. Je ne peux pas le contredire, mais on verra dans les mois qui viennent si cette amélioration est le commencement de grands progrès ou si ce n'est pas permanent. 

Charles Murray en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

L'ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, a ouvert une enquête sur le Centre hospitalier Restigouche après avoir reçu une dénonciation anonyme en 2017.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Avec des renseignements de Michel Corriveau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !