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Recycler les GES en nanofibres de carbone

Une femme avec des lunettes de protection tient des tubes en verre remplis de particules noires dans un laboratoire.

Mina Zarabian, chercheure en génie chimique de l'Université de Calgary, présente les nanofibres de carbone créées à partir de GES.

Photo : La Presse canadienne / University of Calgary/Michael Platt

Radio-Canada

Un procédé peu cher pour extirper les gaz à effet de serre (GES) de l'air et les transformer en nanofibres de carbone a été élaboré à l'Université de Calgary. Cette découverte rendrait plus accessible ces nanofibres, un matériau qui présente un fort potentiel.

Les nanofibres de carbone sont des ressources convoitées et utilisées par de nombreuses industries, comme l’aéronautique, l’automobile ou l’électronique.

« Elles sont utiles partout ou presque », explique Mina Zarabian, chercheuse à l’Université de Calgary et PDG d'une entreprise en démarrage qui tente de commercialiser son procédé. Les nanofibres peuvent autant remplacer le métal de la carrosserie de voiture pour les rendre plus légères (et moins gourmandes en carburant), qu'être utilisées pour fabriquer des batteries, dit-elle.

Toutefois, les fibres de carbone sont encore trop chères pour que leur utilisation soit répandue, puisqu'elles coûtent 100 $ par kilogramme.

Une ressource plus abordable

Le procédé élaboré pourrait considérablement faire baisser le prix de ces nanofibres, soutient la chercheuse.

Dans son laboratoire, elle introduit du CO2 et du méthane dans un petit réservoir de la taille d’un ballon. Elle expose ensuite ces gaz à de fortes températures qui les transforment en résidus de poudre. Les nanofibres de carbone apparaissent ainsi dans des tubes de verre, à l’intérieur desquels un morceau de métal sert de catalyseur.

Ce métal « est l'ingrédient secret miracle », précise Mme Zarabian. « Il n’est ni cher ni extraordinaire. C’est un simple bout de métal que l’on trouve n’importe où. »

Les nanofibres de carbone solides obtenues avec cette méthode pourraient ensuite être vendues sous forme de brique ou de poudre aux industries qui les recherchent.

Mina Zarabian croit que sa découverte pourrait être mise à profit dans les usines de gaz naturel pour offrir une énergie plus verte aux Albertains.

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