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Un algorithme du MIT détecte le cancer du sein 5 ans plus tôt

Une médecin tient une mammographie devant un écran lumineux.

Une médecin étudie une mammographie.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont mis au point une méthode d'analyse des mammographies assistée par l'intelligence artificielle permettant de détecter les signes avant-coureurs du cancer du sein.

L’algorithme du MIT a été entraîné à l’aide des mammographies de 60 000 patientes de l’Hôpital général du Massachusetts (MGH), soit un total de 90 000 images.

L’équipe a d’abord étudié les dossiers médicaux de ces patientes pour déterminer celles qui avaient développé un cancer du sein dans les cinq années suivant leur mammographie. En donnant cette information et les images des mammographies à l’algorithme, le programme s’est entraîné à reconnaître les changements subtils dans les tissus mammaires pouvant suggérer le développement du cancer.

Résultat : l’algorithme a par la suite réussi à classer 31 % des patientes comme étant à haut risque de développer un cancer, contre seulement 18 % avec les méthodes traditionnelles d'évaluation du risque.

L’équipe du MIT souligne que son algorithme est aussi efficace auprès des patientes blanches que chez les Afro-Américaines. De nombreux systèmes d’intelligence artificielle souffrent de lacunes à cet égard, puisque l’échantillon de données sur lequel ils se sont entraînés n’est pas assez représentatif. Les femmes noires ont 43 % plus de chances de mourir d’un cancer du sein que les femmes blanches, indique le MIT.

Les chercheurs estiment que leur méthode pourrait un jour permettre de personnaliser les programmes de prévention du cancer du sein.

Actuellement, il n’existe pas de consensus quant à l’approche à suivre pour prévenir ce cancer. Aux États-Unis, où a été menée l’étude, la Société américaine du cancer recommande aux femmes de passer une mammographie chaque année dès l’âge de 45 ans, tandis que l’US Preventative Task Force suggère de passer un test de dépistage tous les 6 mois à partir de 50 ans. Au Canada, la Société canadienne du cancer recommande qu'un test soit passé tous les 2 ans de l’âge de 50 à 74 ans.

En utilisant une méthode de prédiction des risques comme celle proposée par le MIT, les médecins pourraient proposer des suivis différents pour chaque patiente selon le niveau de risque déterminé par les spécialistes, de concert avec l’algorithme.

L’équipe du MIT croit par ailleurs que son modèle pourrait servir à détecter d’autres formes de cancers, notamment le cancer du pancréas, mais aussi des maladies cardiovasculaires.

Avec les informations de Venture Beat, Engadget, et MIT CSAIL

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