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Saisie de cannabis : la GRC rétracte des commentaires

La GRC a saisi une grande quantité de produits du cannabis dans un commerce de Timberlea, en Nouvelle-Écosse.

La police dit que ce bloc contient assez de THC pour rendre malade ou même tuer un enfant.

Photo : GRC

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada en Nouvelle-Écosse s'excuse pour les « libertés » prises dans la rédaction d'un récent communiqué et pour avoir émis des opinions non vérifiées qu'elle n'avait pas la compétence de faire.

Dans son communiqué initial mercredi soir, la GRC annonçait une perquisition effectuée le 6 mai dans un commerce illégal de cannabis à Timberlea, dans la région d’Halifax. Les policiers disaient y avoir saisi pour près de 60 000 $ de produits du cannabis, incluant des produits comestibles en forme de brique Lego.

Les commentaires et opinions que rétracte la GRC

Jeudi, dans son second message, la GRC écrivait que son communiqué de la veille comprenait des références et des opinions qui ne relevaient pas du domaine de compétence de la GRC en Nouvelle-Écosse.

Dans son premier communiqué, mercredi, la GRC faisait en effet un certain nombre d’affirmations qu’elle rétracte aujourd’hui.

Elle écrivait par exemple que le commerce visé par la perquisition ciblait les enfants et proposait des produits comestibles qui pouvaient représenter une dose fatale pour un enfant. Le corps policier présumait que le commerce mentait et vendait à n’importe qui.

Selon Santé Canada, [l]’intoxication au cannabis ne causerait pas la mort, bien qu’elle puisse être possiblement dangereuse.

Par ailleurs, selon la caporale Lisa Croteau de la GRC en Nouvelle-Écosse, les produits en forme de briques Lego saisis à Timberlea contiendraient 250 mg de THC, selon leur emballage, et non 500 mg comme la police l’affirmait la veille.

Citant des chiffres dans son premier communiqué, la GRC arguait que le commerce avait un certain revenu et avait payé un certain montant, beaucoup moins élevé, en impôts. Ces allégations n’apparaissent plus dans la nouvelle version du communiqué.

La GRC a également supprimé ses commentaires au sujet de l’économie locale et un paragraphe dédié à la question des impôts, rédigé dans un style éditorial, inhabituel pour un communiqué venant de forces policières. Les impôts sont nécessaires au financement de services fondamentaux dont la communauté profite tous les jours, écrivait par exemple la police.

La GRC rétracte de plus ses allégations voulant que les produits du cannabis saisis étaient confectionnés à partir de matières toxiques, et souvent dans des conditions insalubres. De telles allégations ne sont plus formulées dans la nouvelle version du communiqué.

Enfin, la police disait initialement que deux hommes faisaient face à des accusations. Une seule personne a été accusée.

Nous avons pris des mesures relativement aux libertés prises dans le communiqué et nous nous excusons de toute confusion que cela aurait pu causer, écrit la GRC en Nouvelle-Écosse dans la seconde version de son message au public et aux médias.

Ce que l’on sait sur la perquisition

De la marijuana, des produits comestibles du cannabis, de l’huile et du haschich ont été saisis le 6 mai dans les locaux de l'entreprise Timberleaf Alternative Medical Society, sur le chemin St. Margaret's Bay, à Timberlea.

Une personne a été arrêtée sur les lieux, sans incident.

Un homme fait face à une accusation d’avoir exploité un commerce illégal de cannabis.

La GRC n’exclut pas d’autres accusations dans cette affaire et poursuit son enquête.

Nouvelle-Écosse

Cannabis