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GM gardera une partie de son usine d'Oshawa ouverte : 300 emplois sauvés

Photo de deux hommes en complet qui se serrent la main en se tenant debout.

Les présidents de GM Canada, Travis Hester (à g.), et d'Unifor, Jerry Dias, se serrent la main pendant leur point de presse mercredi.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

Le constructeur automobile General Motors confirme qu'il gardera une partie de son usine d'Oshawa ouverte, investissant 125 millions de dollars américains (170 millions canadiens) dans la ville, située en banlieue de Toronto.

En novembre dernier, GM avait annoncé que l'usine fermerait ses portes à la fin de 2019.

Le constructeur fait maintenant en partie volte-face, annonçant mercredi que l'usine d'assemblage serait transformée pour que la compagnie puisse y fabriquer des pièces et s'en servir pour tester des véhicules autonomes.

Des 2600 travailleurs que GM employait à Oshawa, 300 pourront conserver leur emploi.

Ce plan de transformation est très significatif, parce qu'il présente un avenir à long terme pour Oshawa.

Travis Hester, président de GM Canada

GM s'engage aussi à offrir des indemnités de départ et de retraite bonifiées aux syndiqués d'Oshawa qui perdront leur emploi en décembre.

Assis aux côtés de M. Hester pour un point de presse commun mercredi, le président d'Unifor, Jerry Dias, a affirmé qu'il n'était pas d'humeur à célébrer aujourd'hui. Mais je suis réaliste, a-t-il ajouté.

On voulait un autre véhicule pour Oshawa. Mais j'ai compris qu'un autre véhicule ne tomberait pas du ciel.

Jerry Dias, président national d'Unifor

Selon M. Dias, les 300 postes sauvés sont un minimum qui devrait croître au cours des prochaines années.

Pour le journaliste automobile Benoit Charette, la nouvelle vocation de l'usine est une façon pour Unifor et GM de ne pas perdre la face. Selon lui, il s'agit aussi d'une lueur d'espoir pour Oshawa, qui pourrait un jour fabriquer des pièces pour des véhicules électriques.

Il ajoute que le syndicat a réussi à gagner du temps en évitant la fermeture de l'usine. Quand on met la clé dans la porte, c'est fini, dit-il. On l'a vu du côté du Québec, où on construisait la Camaro, à Sainte-Thérèse.

Les moyens de pression

Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a été accusé d'avoir baissé les bras l'an dernier face à l'annonce de la fermeture prochaine de l'usine.

M. Ford a affirmé que GM lui avait répondu qu'il était trop tard pour sauver les installations, décochant même une flèche à l'endroit de M. Dias.

Ce dernier est resté diplomate, mercredi, se contentant de répondre on se verra lundi lorsqu'un journaliste lui a demandé ce qu'il avait à dire au premier ministre.

Unifor se battait bec et ongles depuis novembre dernier contre la fermeture de l'usine d'Oshawa, organisant des manifestations et appelant même les acheteurs à boycotter certains véhicules du constructeur.

Toutefois, le syndicat avait déjà concédé que GM n'était pas prête à construire un autre modèle à Oshawa, la seule porte de sortie étant de donner une nouvelle vocation à l'usine, qui assemble actuellement les modèles Chevrolet Impala et Cadillac XTS, notamment.

En mars dernier, Unifor avait suspendu sa campagne médiatique contre GM, citant des pourparlers constructifs avec la compagnie.

À la fin du mois d'avril, le syndicat indiquait à Radio-Canada que les discussions se poursuivaient, sans donner de détail.

Les réactions politiques

Le gouvernement Ford a dit, mercredi, qu'il se réjouissait de l'investissement de GM à Oshawa, qui permettra de préserver 300 bons emplois.

C'est une bonne nouvelle pour la ville d'Oshawa et toute la région de Durham, a affirmé le ministre du Développement économique, Todd Smith.

De son côté, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a dit lui aussi qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle.

Il remercie M. Dias dans un tweet, tout en ajoutant ceci : Il reste du travail à faire, et nous ne cesserons jamais de défendre nos travailleurs & leurs familles.

Avec la collaboration de Christian Noël

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