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Inondations : Legault enjoint aux assureurs d'assumer leurs obligations

Un homme et une femme se tiennent la main en marchant dans un quartier résidentiel inondé de Gatineau.

François Legault a indiqué qu'il y aurait des discussions avec les compagnies privées d'assurance.

Photo : Reuters / Chris Wattie

La Presse canadienne

Le premier ministre François Legault a averti les assureurs que son gouvernement n'assumera pas leur part à la suite des inondations.

Informé de certaines tentatives de compagnies d'assurance de refiler la facture de refoulements d'égout aux programmes de dédommagement mis en place par le gouvernement, M. Legault a indiqué, mardi en mêlée de presse à Québec, qu'il y aurait des discussions avec les compagnies privées d'assurance.

« Il y a beaucoup de discussions à avoir – on va le faire très rapidement – entre autres avec les compagnies d'assurance privées. Quand il y a des refoulements d'égout, c'est éligible aux remboursements par les compagnies d'assurance », a-t-il rappelé.

Il y a des compagnies d'assurance actuellement qui voudraient profiter de la situation pour dire : c'est pas nous qui remboursons, ça devrait être le gouvernement.

François Legault, premier ministre du Québec

Bien que les programmes gouvernementaux couvrent les dommages causés par les inondations, si une inondation cause un refoulement d'égout dans une résidence sans que celle-ci ne soit inondée, les dommages encourus seront couverts par les assureurs privés si le propriétaire a un avenant à cet effet dans son contrat.

Le Bureau d'assurance du Canada précise d'ailleurs que la grande majorité des propriétaires se dotent d'une telle protection au moment d'assurer leur résidence.

Déménagements : le plafond demeure ferme

Par ailleurs, le premier ministre reste ferme sur les montants maximums disponibles pour soutenir le déménagement de propriétaires qui décideront de ne plus demeurer dans une zone à risque.

De nombreuses propriétés inondées construites sur des sites de choix en bordure de l'eau ont une valeur de loin supérieure au plafond de 250 000 $ fixé par le programme de relocalisation, mais M. Legault a dit croire que ce ne serait « pas raisonnable » de demander aux contribuables d'assumer des factures de plusieurs centaines de milliers de dollars.

M. Legault rappelle que le montant a été établi en fonction du prix moyen d'une maison au Québec.

« Les gens qui sont plus riches, qui ont pu s'installer dans des régions où les maisons sont plus [chères], je ne pense pas que ce soit à l'ensemble des Québécois moins riches à payer pour ces personnes-là », a-t-il fait valoir.

Sainte-Marthe : trop tôt pour décider

Plus localement, le premier ministre Legault a voulu tempérer l'insistance de la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulhus, à maintenir l'ensemble des inondés sur place.

Le premier ministre Legault a qualifié de prématurée une telle décision, faisant valoir d'une part que l'on est toujours en situation d'urgence sur le terrain et, d'autre part, que l'on devait d'abord déterminer s'il est possible ou non de construire une nouvelle digue deux pieds plus élevée que la précédente.

« Je sais que la mairesse souhaite que l'on rebâtisse une digue de façon permanente à la grandeur et ça fait partie des urgences que l'on a présentement », a précisé le premier ministre.

« C'est important de savoir si on peut construire une nouvelle digue deux pieds plus élevée que la précédente et, ensuite, être capable de prendre des décisions concernant les réparations ou les déménagements, mais il est trop tôt à ce moment-ci pour répondre à cette question. »

Pendant ce temps, sur le terrain, la situation continue de se stabiliser quoique très lentement, comme l'avaient prédit les experts.

Le nombre de secteurs en inondation majeure avait de nouveau diminué mardi pour se situer à trois.

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