•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Nord-Ouest de l'Ontario s’efforce d’attirer des immigrants pour remplir les postes vacants

Un chômeur examine des offres d'emploi sur un babillard.
Le nord de l'Ontario peine à trouver des candidats pour occuper les postes vacants après les départs à la retraite. Photo: Radio-Canada / CBC
Radio-Canada

Plusieurs régions du Nord-Ouest de l'Ontario font face à une pénurie de main-d'œuvre. Pour faire face à cette situation, la région se tourne vers l'immigration économique.

Paula Haapenen est agente de développement du Nord-Ouest de l'Ontario, au Réseau du Nord. Selon elle, le manque de main-d’œuvre dans le nord de la province est critique.

« La pénurie est assez importante, déclare-t-elle. Le nord [de la province] aura besoin de 150 000 personnes d’ici 2040, selon les statistiques de l’Institut des politiques du Nord. Et c’est pour tout le nord de l’Ontario. »

Elle ajoute que ce besoin de main-d’œuvre ne concerne pas le développement économique de la région, mais simplement le remplacement des départs afin de maintenir le statu quo.

Elle reconnaît toutefois que certains domaines sont plus porteurs que d’autres. « Pour l’immigration francophone, c’est surtout l’éducation, la santé, l’informatique. On a aussi une industrie minière qui est en train d’exploser, la construction et les services liés », remarque-t-elle.

D’autres domaines, en revanche, sont plus difficiles pour attirer de la main-d’œuvre, tant canadienne qu’étrangère. C’est notamment le cas des camionneurs ou des préposés à la clientèle, selon Paula Haapenen.

D’ailleurs, elle souligne la difficulté de convaincre les habitants des régions voisines à venir s’installer dans les secteurs plus reculés du nord de l’Ontario.

« Il y a beaucoup de tentatives pour aller chercher des gens dans la grande région de Toronto ou à Montréal, là où il y a beaucoup de monde. On essaie de les convaincre avec le style de vie, ou le coût de la vie qui est moins élevé dans le nord de l’Ontario », explique-t-elle.

Aller chercher les immigrants ou aller chercher les personnes qui sont de l’extérieur de la région, c’est presque la seule solution.

Paula Haapenen, agente de développement du nord-ouest de l'Ontario, à Réseau du Nord

La mission n’étant pas simple, elle pense que la réponse est peut-être ailleurs.

« On se dit qu’en allant au-delà des frontières, ça va nous permettre de faire venir les gens plus facilement dans les régions éloignées du Nord », estime l’agente de développement.

Il reste que, selon elle, les efforts doivent aussi être menés sur place pour assurer une intégration efficace.

« On se rassemble avec les acteurs dans la communauté pour être plus accueillant. On essaie de voir ce qu’on peut faire pour attirer [les immigrants] mais aussi les retenir. Les employeurs ont toujours peur d’investir dans des gens parce qu’ils ont peur qu’ils partent bientôt. Il faut davantage penser à ce que la personne peut apporter », conclut-elle.

Manitoba

Immigration