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Matane veut garder les propriétaires déplacés en raison de l’érosion côtière

Ce qui reste de la maison de Marcel Cardinal

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

À Matane-sur-Mer, plusieurs riverains victimes des grandes marées ont fait démolir leur maison et d'autres subiront le même sort bientôt. Ils sont nombreux à faire le choix de quitter la municipalité. Matane veut freiner cet exode et mettre en place des incitatifs pour les convaincre de rester.

Jusqu'à présent à Matane-sur-Mer, huit propriétaires ont fait démolir leurs maisons durement touchées par les tempêtes. Huit autres résidences seront aussi démolies bientôt, selon le ministère de la Sécurité publique.

Le Ministère les juge situées dans une zone trop à risque et offre aux propriétaires une compensation financière pour quitter le secteur.

Marcel Cardinal a choisi de quitter Matane. On s’est réinstallés à Sainte-Félicité, dit-il. On a fait le choix de racheter une petite fermette là-bas, donc c’est une option pré-retraite.

Marcel Cardinal quitte Matane pour Sainte-Félicité.

Marcel Cardinal quitte Matane pour Sainte-Félicité.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Quant à Danielle Otis, elle se résigne à abandonner son projet de retraite. Je ne m'attendais pas à être obligée de redéménager au bout de deux ans, se désole-t-elle.

Danielle Otis se sent abandonnée à elle-même dans ses démarches pour la démolition de sa résidence et la reconstruction d'une future maison.

Danielle Otis se sent abandonnée à elle-même dans ses démarches pour la démolition de sa résidence et la reconstruction d'une future maison.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Toutes les démarches que le déménagement impose sont laborieuses pour elle. C’est un petit peu à nous de [nous] débrouiller avec les démarches avec la Sécurité publique, de trouver un terrain et les contracteurs qui peuvent détruire ou pas. Est-ce qu’il y a des contracteurs qui sont certifiés par la Ville? On n’a pas cette information-là. Donc chaque résident doit faire ses propres démarches seul, déplore-t-elle.

Maison de Danielle Otis qui sera démolie bientôt

Maison de Danielle Otis qui sera démolie bientôt

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La Ville tente de trouver des solutions pour les aider et surtout, les convaincre de rester à Matane, explique Eddy Métivier, conseiller responsable de Matane-sur-Mer.

Si on peut les inciter à rester citoyens de Matane en se construisant une autre résidence dans le secteur de Matane, ça sera un plus pour notre population, estime-t-il. C’est sûr que le projet est à l’étude. Les modalités ne sont pas encore faites, mais on veut faire ça à très court terme et dans un souci d’équité également pour les autres citoyens de Matane.

Projet pilote à Sainte-Flavie

À Sainte-Flavie, où plus de 40 résidences ont été démolies ou déménagées, 22 familles ont quitté la région.

Le maire ne veut plus voir autant de gens quitter sa communauté. Pour y arriver, il compte sur des projets pilotes créés avec la Sécurité publique.

Québec offrira aux propriétaires de 20 résidences à risque de déménager. Un montant de 5,5 millions de dollars a été prévu par Québec pour ce projet.

Un champ qui deviendra une rue

Ce terrain situé au cœur de Sainte Flavie sera développé en quartier résidentiel.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Le deuxième projet consiste à créer une nouvelle rue où les propriétaires pourront s'installer à coût avantageux s'ils le souhaitent, indique le maire, Jean-François Fortin.

Une chargée de projet a été engagée durant trois ans pour aider les riverains dans leurs démarches. Ce projet est évalué à 825 000 $.

On veut garder les gens chez nous. On aimerait que les citoyens de Sainte-Flavie demeurent à Sainte-Flavie.

Jean-François Fortin, maire de Sainte-Flavie

On a un beau territoire, ajoute-t-il. On a une communauté dynamique, mais il faut être à même de les accompagner, de leur offrir toutes les options leur permettant de demeurer chez nous. Donc en étant proactif, en prévention, ça nous permet de ne pas réagir dans l’urgence.

Matane pour sa part, aimerait faire connaître ses incitatifs pour garder les résidents dans la communauté cet été.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

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