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Le transport maritime lié au projet d'Énergie Saguenay doit être considéré, plaident des groupes écologiques

Le projet Énergie Saguenay augmentera le trafic maritime commercial dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. On aperçoit le traversier dans le fjord.

Des groupes écologistes mettent en demeure l'Agence canadienne d'évaluation environnementale dans l'espoir de s'assurer que toute la navigation maritime supplémentaire qui découlera des activivés associées au projet d'Énergie Saguenay soit considérée lors de l'évaluation environnementale du projet. (archives)

Photo : Alexandre Shields

Lise Millette

Dans l'espoir de s'assurer que toute la navigation maritime supplémentaire qui découlera des activités associées au projet d'Énergie Saguenay soit considérée lors de l'évaluation environnementale du projet, des groupes de citoyens ont envoyé une mise en demeure à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACÉE).

Il s'agit d'une demande très claire et formelle à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale afin qu'elle modifie ses lignes directrices pour que la question du transport maritime et ses impacts soient considérés dans l'évaluation du projet Énergie Saguenay. Pour l'instant, dans les échanges entre l'Agence et le promoteur, il y a des questions liées au transport maritime, mais il n'est pas pleinement considéré, soutient la directrice générale du Conseil québécois du droit de l'Environnement, Geneviève Paul.

En raison des impacts potentiels sur les espèces en péril - le groupe de militants cite notamment l'habitat naturel du béluga - la question maritime est incontournable.

Cette évaluation est liée au projet de gazoduc de l'entreprise Gazoduq Inc, qui doit relier l'Ontario et le Saguenay-Lac-Saint-Jean par une conduite de 780 kilomètres.

La mise en demeure envoyée à l'ACÉÉ est expédiée par une coalition qui inclut le Conseil québécois du droit de l'Environnement, la Coalition Fjord, l'Action boréale, Eau Secours, Nature Québec et Équiterre, notamment. Ces groupes s'inquiètent pour la biodiversité.

Ces militants s'appuient sur une décision de la Cour d'appel fédérale du Canada rendue en 2018 dans le dossier Trans Mountain. Le jugement rendu estime que l'Office national de l'énergie n'avait pas inclus, dans son analyse, les effets environnementaux possibles d'un accroissement du nombre de navires en circulation.

On a une décision solide sur laquelle on s'appuie pour demander à ce que l'Agence rectifie la situation et considère le transport maritime. On verra en fonction de la réponse de l'agence pour nos options, précise Geneviève Paul.

Le groupe espère recevoir une réponse de l'ACÉÉ dans 10 jours.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles