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Le règlement municipal sur Airbnb est un succès, selon la Ville de Vancouver

Des appartements vus de l'extérieur dans des tours de logements à Vancouver

Dans le centre-ville de Vancouver, environ 1 condo sur 40 est affiché sur Airbnb.

Photo : Radio-Canada / Christer Waara

Radio-Canada

Un an après l'entrée en vigueur de la réglementation municipale sur la location de logements à court terme qui vise à améliorer les taux de logements vacants, la Ville de Vancouver considère que la mesure fonctionne « très bien », indique l'inspectrice en chef des permis de la municipalité, Kathryn Holm.

Depuis le 19 avril 2018, les résidents de Vancouver doivent se procurer un permis pour afficher leur logement sur les plateformes de location à court terme comme Airbnb.

De plus, ils sont autorisés à louer une chambre ou un appartement uniquement si ceux-ci font partie de leur résidence principale. En théorie, un logement en entier ne peut donc être affiché que lorsque ses occupants habituels sont à l’extérieur de manière temporaire.

Même si le règlement est entré en vigueur en avril 2018, les Vancouvérois avaient jusqu’au 31 août dernier pour s’y conformer.

« Dans la bonne direction »

Depuis que les mesures ont commencé à être appliquées, en septembre, le nombre de logements annoncés sur Airbnb à Vancouver a diminué d’environ 40 % par rapport à son niveau antérieur le plus élevé. La quantité de nuits disponibles a quant à elle diminué de moitié, selon une analyse de AirDNA, une entreprise qui étudie les données de la plateforme de location.

Une analyse de CBC indique que 32 % des annonces publiées sur le site sont gérées par des hôtes qui louent plusieurs logements à Vancouver, ce qui contrevient, en théorie, à la règle de la résidence principale. Il s’agit toutefois du taux le plus bas parmi les 17 villes canadiennes étudiées.

« On semble se diriger dans la bonne direction », dit Kathryn Holm.

Un porte-parole d’Airbnb Canada, Alex Dagg, affirme que ces résultats démontrent que le partenariat entre l’entreprise et la Ville de Vancouver fonctionne. « Je crois que la Municipalité agit de manière intelligente par rapport au logement et qu’elle fait des progrès avec cette réglementation. »

De longs délais pour punir les contrevenants

Même si la Ville assure que son règlement fonctionne, plusieurs considèrent que les plateformes de location à court terme continuent d’avoir un impact négatif sur les taux de logements vacants. Dans le centre-ville, environ un appartement sur 40 est affiché sur Airbnb.

Même si, dans la plupart des cas, les hôtes respectent probablement le règlement municipal, le militant pour les droits des locataires Rohana Rezel croit que la Ville devrait être plus proactive pour punir les contrevenants.

La Municipalité doit convaincre Airbnb de s’engager dans le processus de surveillance.

Rohana Rezel, militant pour les droits des locataires

Rohana Rezel ajoute que la Ville pourrait agir plus rapidement lorsqu’elle reçoit une plainte concernant un logement particulier.

Alex Dagg explique que c’est à la Ville de Vancouver de faire appliquer le règlement, mais qu’Airbnb fournit toutes les informations nécessaires pour identifier les contrevenants.

Kathryn Holm précise qu’il faut du temps pour recuillir des preuves avant de prendre des mesures pour punir les hôtes soupçonnés d’enfreindre la loi. « Mais nous travaillons activement sur les cas problématiques qui ont été signalés », assure-t-elle.

En ce qui concerne les huit propriétés pour lesquelles il semblait évident que le règlement municipal n’était pas respecté, la Ville de Vancouver a confirmé que sept d’entre elles font l’objet d’une enquête.

Avec les informations de Justin McElroy

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