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Santé mentale pour jeunes : des millions restent dans les coffres du Nouveau-Brunswick

De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale.

De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale.

Photo : Shutterstock / Shutterstock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La pénurie de main-d'oeuvre ressentie dans plusieurs domaines n'épargne pas les soins psychologiques offerts aux jeunes néo-brunswickois qui souffrent de maladie mentale. Elle est telle que le ministère de la Santé a involontairement épargné 4 millions de dollars, l'an dernier, parce qu'il ne trouvait pas les professionnels pour offrir tous les soins requis.

On a plusieurs postes qui sont non comblés. C'est surtout des postes de psychologues qui ne sont pas comblés. Il nous arrive d'avoir [besoin]de TS (travailleurs sociaux), d’orthophonistes aussi. C'est des domaines où [...] on a de la difficulté à recruter confirme Susan Arseneault, des services de soutien à l’apprentissage au District scolaire francophone Nord-Est.

Susan Arseneault, des services de soutien à l’apprentissage au district.scolaire Nord-Est.

Plusieurs postes de professionnels ne sont pas pourvus à l'heure actuelle au district scolaire Nord-Est, affirme Susan Arseneault, des services de soutien à l’apprentissage au district.

Photo : Radio-Canada

Une pénurie généralisée

La pénurie touche tous les agences et ministères engagés dans la Prestation des services intégrés, un modèle de collaboration maintenant offert partout dans la province.

Qu'ils soient à l'école ou dans la communauté, les jeunes aux prises avec des problèmes émotionnels, de comportement et de santé mentale reçoivent ainsi des services mieux coordonnés.

Ensemble, les quatre partenaires avec la communauté, il faut essayer de voir comment on peut faire autrement. On ne veut pas que le jeune tombe dans les craques. On veut vraiment que le jeune reçoive les services [dont il] a besoin, dès qu'il en a besoin. 

Selon Dominique Eddie, psychologue pendant près de 30 ans auprès des jeunes pour le compte de la province et maintenant au privé, ce modèle intégré doit être sauvegardé et même développé coûte que coûte.

Ce n’est pas la même chose qu'un adulte qui vient consulter dans un bureau. Vous devez aussi parler à ceux qui entourent l'enfant, à ceux qui travaillent avec lui, à ceux qui s'occupent de lui. Parce que vous devez le connaître dans tous ses milieux pour mieux répondre à ses besoins. 

Dominique Eddie, psychologue, en entrevue télévisée.

Dominique Eddie, psychologue, croit que la province doit offrir des bourses à des étudiants pour améliorer le recrutement.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Des incitatifs

Et pour empêcher que le modèle soit compromis par la pénurie de professionnels, elle croit que la province devrait offrir des incitatifs pour convaincre les finissants de venir travailler dans le secteur public, puisque les salaires y sont plus bas que dans le privé.

« Peut-être qu'on pourrait offrir des bourses, payer les études de certains candidats au doctorat [en psychologie] en leur disant “en échange, vous nous offrirez quatre ans de services”. »

— Une citation de  Dominique Eddie, psychologue

Ce qui n’aide pas à atténuer la pénurie, c’est que la demande de services en santé mentale pour jeunes augmente, sans doute, selon Mme Eddie, parce qu’on hésite moins à consulter.

Avec les informations de Serge Bouchard

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