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Début du procès de Keith Raniere, le chef de la secte NXIVM

Keith Raniere fondateur du groupe NXIVM, son procès débute à la cour fédérale de Brooklyn.

Le procès de Keith Raniere, fondateur du groupe NXIVM, débute à la cour fédérale de Brooklyn.

Photo : Radio-Canada / (Cathy Pinsky/Pinsky Studios)

Radio-Canada

D'anciens membres de NXIVM briseront aujourd'hui le silence pour la première fois en venant témoigner contre Keith Raniere, le chef de ce groupe vu comme une secte par plusieurs, au procès qui débute à la cour fédérale de Brooklyn à New York.

Keith Raniere, 58 ans, est le dernier à comparaître dans ce scandale où les autres personnes inculpées – des femmes – ont plaidé coupables.

Raniere est accusé d'avoir entretenu durant plusieurs années un cercle de 15 à 20 femmes qui se pliaient à ses désirs sexuels.

Il aurait parallèlement créé en 2015 une organisation pyramidale, baptisée DOS, qui comprenait des « esclaves » et des « maîtres », et dont tous les membres étaient des femmes.

Protéger les « Jane Does »

Le juge fédéral Nicholas Garaufis doit notamment trancher sur la question de l'anonymat des victimes. Les procureurs ont demandé à ne pas identifier ces femmes parce qu'elles redoutent des représailles. Dans les documents de cour, elles sont surnommées « Jane Does » – une mesure qui, selon les procureurs, vise à les protéger de « possible harcèlement » et d’un « embarras excessif ».

Les avocats de Keith Raniere dénoncent cette mesure, qu'ils jugent « inhabituelle et douteuse », et ils font valoir que cet anonymat prive leur client du droit constitutionnel de confronter celles qui l'accusent.

À leurs yeux, garder les victimes dans l’anonymat donnerait l’impression « injuste [que], de l’avis du tribunal, les témoins sont des victimes de crimes sexuels [et] sont en danger ».

Toujours selon les documents de la cour, les avocats de la défense jugent en effet que ces témoins n’ont jamais été victimes d’abus.

Ces femmes sont plutôt décrites comme « indépendantes, intelligentes » et sont « des adultes curieuses » à la recherche « de bonheur, d’épanouissement et d’un sens », font-ils valoir.

Des accusées plaident coupables

L'une de ses complices, Allison Mack, connue pour sa participation à la série télévisée Smallville, a plaidé coupable au début avril dans cette affaire. L'actrice était accusée d'avoir créé, avec Raniere, l'entité secrète NXIVM chargée du recrutement des femmes.

Clare Bronfman, la riche héritière de l’ancienne distillerie Seagram, a aussi plaidé coupable en avril. Elle finançait le groupe NXIVM, qui se définissait comme une organisation de développement personnel.

L’ancienne dirigeante de NXIVM, Nancy Salzman, et sa fille, Lauren, ont toutes deux déposé une réponse à l’accusation.

L'année dernière, après un article du New York Times sur le groupe et des rapports des femmes qui avaient fait défection, Raniere s'était enfui au Mexique. Il vivait dans une villa de luxe à Puerto Vallarta avec Allison Mack et d'autres femmes.

Il a été interpellé en vertu d'un mandat d'arrêt américain.

À son apogée, NXIVM comptait des milliers de membres à New York, à Vancouver et à Los Angeles.

Avec les informations de Associated Press

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