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Le rapport Mueller justifierait des poursuites contre Trump s'il n'était pas président

Le président Trump s'adresse aux journalistes à l'extérieur de la Maison-Blanche.

Les signataires de la déclaration estiment que les gestes de Donald Trump seraient passibles d'accusations d'entraves à la justice s'il n'était pas président.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 530 anciens représentants du département de la Justice, dont de très nombreux procureurs, ont déclaré lundi dans une lettre commune que les conclusions du rapport du procureur spécial Robert Mueller justifieraient des poursuites judiciaires contre Donald Trump pour entrave à la justice si celui-ci n'était pas président des États-Unis.

Le procureur général, William Barr, a exonéré Donald Trump de tout soupçon de conspiration avec la Russie lors de la campagne électorale de 2016 ou d'obstruction à la justice.

Dans son rapport de 448 pages, qui est le fruit de près de deux ans d'enquête, Robert Mueller dit ne pas pouvoir établir que le président américain a commis des actes d'entrave à la justice, mais ne l'en exonère pas non plus. Il recense une dizaine de cas où Donald Trump a tenté de faire pression sur l'enquête.

« Examiner ces faits et dire qu'un procureur ne pourrait probablement pas justifier une condamnation pour obstruction à la justice [...] va à l'encontre de la logique et de notre expérience », est-il écrit dans la lettre, notamment signée par des procureurs ayant servi sous des présidents républicains et démocrates depuis les années 1950.

Chacun de nous estime que la conduite du président Trump décrite dans le rapport du procureur spécial Robert Mueller résulterait, pour toute autre personne qui n'est pas visée par la politique du Bureau du conseiller juridique contre la mise en accusation d'un président en exercice, en de multiples chefs d'accusation pour entrave à la justice.

Une citation de : Extrait de la déclaration des ex-responsables du département de la Justice

Une coutume datant des années 1970 veut que le département de la Justice ne poursuive pas au pénal un président en fonction.

Sollicitée pour un commentaire, une porte-parole du département de la Justice a renvoyé aux déclarations préalables de William Barr selon lesquelles Robert Mueller n'avait pas fourni suffisamment de preuves justifiant des poursuites judiciaires pour entrave à la justice.

Un porte-parole de Robert Mueller s'est refusé à toute déclaration.

Une liste qui ne cesse de s'allonger

La lettre, coordonnée par une organisation à but non lucratif et non partisane nommée Protect Democracy, avait été signée lundi soir par 536 anciens représentants du département de la Justice, et la liste continue de s’allonger.

Parmi les signataires figurent Donald Ayer, qui a été numéro deux du département de la Justice sous la présidence du républicain George H. Bush, et Bill Weld, ancien haut fonctionnaire de la Justice pendant le mandat du président républicain Ronald Reagan et candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2020.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de la Maison-Blanche.

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