•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une maman se bat pour trouver une garderie pour son fils handicapé

Une maman regarde son bébé qui rit aux éclats.

Geneviève Parent et son fils Elliot

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Radio-Canada

Le gouvernement du premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, avait promis un meilleur accès aux garderies, mais dans la réalité, il est difficile de trouver une place, et les listes d’attente sont encore plus longues pour les enfants ayant des besoins particuliers, déplore une mère de Vancouver.

Un texte de Noémie Moukanda

Geneviève Parent a donné naissance à Elliot deux mois avant le terme. L’enfant est né avec une lésion au cerveau, appelée leucomalacie périventriculaire. Cette lésion a mené au diagnostic de paralysie cérébrale avec plusieurs problèmes de vision, d'audition ainsi que de l'épilepsie.

Un homme assis qui regarde une femme debout avec un petit garçon dans les bras.

Ces parents cherchent une place dans une garderie pour enfants à besoins particuliers

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Avec une santé aussi fragile que celle d’Elliot, il faut faire attention à tout. Son système immunitaire est souvent faible, il faut donc porter une attention toute particulière à la santé des gens qui le côtoient. Tout contact avec des microbes peut lui rendre l’existence encore plus compliquée.

Un jeu d'apprentissage et un livre pour bébé sur une couverture par terre

Des jouets d'enfants sur un tapis

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Des précautions importantes qui témoignent de la nécessité de trouver une place dans une garderie pour enfants ayant des besoins particuliers avec un personnel formé à cette réalité.

Geneviève Parent se bute toutefois à de longues attentes pour avoir accès à des infrastructures adaptées à l'état de santé de son fils.

C'est très difficile de se dire que son enfant est handicapé. [...] On espère qu'un jour il pourra marcher, qu'il pourra se laver les cheveux ou manger par lui-même. J'aime mieux dire besoins spéciaux, mais, dans la réalité, mon enfant est lourdement handicapé.

Geneviève Parent, mère d'Elliot

Un investissement politique insuffisant

La ministre de l'Enfance et du Développement familial de la province, Katrine Conroy, dit « avoir compris qu’il y a une crise des services de garde en Colombie-Britannique ». « Certaines familles ont des besoins supplémentaires en matière de soutien pour leurs enfants et qu'elles ont été ignorées depuis trop longtemps », reconnaît-elle.

Une maman embrasse son fils

Geneviève Parent et son fils Elliot

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

« Il y a un manque flagrant de financement », estime Geneviève Parent. Les néo-démocrates ne s’en cachent pas et disent avoir trouvé que le secteur des garderies est sous-financé.

Ce manque d’investissements du gouvernement précédent fait que nous avons vraiment du mal à rattraper notre retard.

Katrine Conroy, ministre de l'Enfance et du Développement familial de la Colombie-Britannique

Le critique pour le Parti libéral pour l’enfance et le développement familial, Laurie Throness, se défend de telles accusations. « John Horgan et la ministre Conroy veulent blâmer les libéraux pour leurs échecs en matière de services de garde », estime-t-il.

Le NPD est au pouvoir depuis presque deux ans, ses échecs sont de sa responsabilité.

Laurie Throness, critique du Parti libéral pour l'Enfance et le Développement familial

Manque de personnel qualifié

Avec l’appui d’Ottawa, la province a investi 30 millions de dollars l’automne dernier. Cet argent est destiné à offrir, sur une période de trois années, « un soutien supplémentaire aux enfants ayant des besoins particuliers afin qu’ils puissent avoir accès à des services de garde inclusifs », souligne Katrine Conroy. Elle ajoute que ce financement concerne environ 1000 enfants.

Un homme et une femme qui porte un bébé assis sur un canapé

Jason Burns, Geneviève Parent et leur fils Elliot

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Cependant, regrette Geneviève Parent, cet argent n’a rien changé à sa situation immédiate. Elle rappelle qu’il est important de soutenir des enfants comme Elliot le plus tôt possible.

Les aider dès leur plus jeune âge, ça va les aider toute leur vie. Les socialiser [...] va les aider dans leur intégration à l’école et dans leur futur, comme peut-être pouvoir être employés, être plus indépendants et réduire les frais à long terme.

Geneviève Parent, maman d'Elliot

« À l'heure actuelle, nous investissons 82,5 millions de dollars par an pour soutenir le développement des enfants pour qu’ils reçoivent les services dont ils ont besoin, mais les besoins étant colossaux, il faut investir davantage à la formation des éducateurs », reconnaît Katrine Conroy.

Je sais que, depuis l’automne, plus de 2 millions de dollars ont été dépensés pour que des éducateurs soient formés à prendre soin des enfants avec des besoins particuliers.

Katrine Conroy, ministre de l'Enfance et du Développement familial de la Colombie-Britannique

Du côté de l’opposition, les libéraux déclarent « avoir créé la subvention pour la garde d’enfants et les fonds d’exploitation des services de garde ainsi que les frais de garde d’enfants, et des subventions d’immobilisations pour les prestataires ». Laurie Throness ajoute que son parti « a lancé le programme d’éducation de la petite enfance et a laissé au NPD près de 17 000 éducateurs hautement qualifiés ainsi que des milliers d’assistants ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Famille