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Une avocate remet en cause un outil de dépistage de cannabis pour les contrôles routiers

Du cannabis posé sur une table près de clés de voiture.

L'utilisation du Dräger DrugTest 5000 est remise en cause par une avocate de Vancouver.

Photo : iStock / 400tmax

Radio-Canada

Une avocate de Vancouver remet en cause le test de dépistage de drogue par la salive, le Dräger DrugTest 5000. L'appareil est utilisé par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) afin de déterminer la présence éventuelle de THC chez les conducteurs lors de contrôles routiers.

Cet appareil peut tester la salive pour sept types de drogues les plus couramment consommées. Au Canada, il n’est utilisé que pour détecter la présence de deux types de drogue : le cannabis et la cocaïne.

Avocate au cabinet Acumen Law, de Vancouver, Kyla Lee conteste les tests réalisés par les policiers lors de contrôles routiers avec l’appareil Dräger DrugTest 5000. Elle affirme que le dispositif est également déclenché dans certains cas par d'autres substances contenues dans la salive des personnes testées.

Selon Kyla Lee, des personnes ont été déclarées positives après avoir bu certains thés, mangé du gâteau de fabrication commerciale aux graines de pavot au citron ou bien après avoir utilisé de l'huile de CBD, qui ne contient aucun des principaux ingrédients psychoactifs du cannabis.

Personne n’est défoncé avec un gâteau aux graines de pavot. C’est un sujet de préoccupation.

Kyla Lee, avocate à Acumen Law

Cependant, la responsable du développement de Dräger, Einat Velichover, invalide les conclusions de Kyla Lee.

Un jeune homme conduit une voiture en fumant son joint de cannabis.

Le gouvernement fédéral a donné son feu vert à l’utilisation du Dräger DrugTest 5000 durant les contrôles routiers.

Photo : iStock

Einat Velichover explique que les tests effectués à Vancouver sont trompeurs, car la police canadienne ne recherche pas d'opiacés avec des dispositifs routiers. C'est pour cette raison, selon elle, que la version canadienne du dispositif de dépistage utilise un autre logiciel que celui utilisé aux États-Unis.

L’avocate maintient toutefois ses déclarations. Elle raconte avoir fait appel à un ancien agent de police, Jan Semenoff, qui travaille maintenant en tant que témoin expert au tribunal, afin de proposer un test de dispositif. « Ils ont testé l'unité environ 40 fois sur 20 sujets différents et il y a eu plusieurs fausses lectures », dit-elle.

Longue période d'essai

Les services de relations avec les médias de la GRC confirment que le Dräger DrugTest 5000 est utilisé dans d'autres régions du Canada.

En Nouvelle-Écosse, il a été utilisé dans le cadre d’une campagne éclair visant à attraper des conducteurs aux facultés affaiblies en décembre dernier. À ce moment-là, 22 agents avaient été formés pour faire passer les tests Dräger.

Au Manitoba, le porte-parole de la GRC, le sergent Paul Manaigre, dit que, même si ses services s'en servent, le dispositif est considéré comme peu fiable. Il précise également que les agents de la force publique sont prudents et utilisent d'autres formes de tests pour découvrir si une personne conduit avec des facultés affaiblies.

En ce qui concerne les questions de précision, Einat Velichover indique que l'appareil est censé être utilisé comme alcootest. « L'appareil est utilisé avec un grand succès dans le monde entier et a fait ses preuves en matière de lecture précise », dit-elle.

La responsable du développement de Dräger révèle que tous les tests effectués avec une version du dispositif de dépistage équipée pour un autre pays étaient invalides.

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