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Un projet pilote à l’école de Bellegarde pour soutenir l’intégration des enfants autistes

Un enfant autiste et sa thérapeute, jouant au ballon.

Intégrer des enfants autistes et surdoués dans le système scolaire pose de nombreux défis.

Photo : iStock

Radio-Canada

Depuis le mois de septembre au sud de la Saskatchewan, un chercheur clinicien et professeur en psychologie accompagne l'équipe de l'école de Bellegarde pour favoriser l'inclusion des enfants autistes.

La méthode pédagogique qu’encourage Stéphane Beaulne, professeur à l’Université de Nipissing, en Ontario, intègre les enfants autistes dans les classes ordinaires et s'appuie sur un enseignement explicite.

Une des erreurs du passé, qu’il faut absolument éviter, est de retirer l’enfant autiste d’une classe ordinaire et de le placer auprès d’un intervenant. Cela crée une dépendance importante. Or, plus une personne est dépendante, plus il va être difficile pour elle de s’inclure et de contribuer à la société.

Stéphane Beaulne, chercheur clinicien et professeur au département de psychologie à l'université de Nipissing

Un des points phares de l’approche du chercheur consiste à développer les compétences autorégulatrices chez les enfants autistes afin de leur permettre de prendre un certain contrôle sur leurs émotions et de pouvoir socialiser avec les autres. Pour y parvenir, Stéphane Beaulne préconise un enseignement explicite.

Enseigner étape par étape. Les enfants autistes fonctionnent souvent de façon très analytique et systémique, observe-t-il. On doit donc avoir un début et une fin et bien décortiquer les choses.

Un enfant prisonnier derrière une paroi translucide.

Les enfants et jeunes adultes autistes sont plus à risques de souffrir de maladies mentales, d'après l'Institut national de santé publique du Québec.

Photo : Radio-Canada

Stéphane Beaulne, qui a aussi exporté sa méthode en France, souligne l’efficacité de son approche. Cela fait plus de 15 ans que je fais cela, souligne le chercheur. Les enfants que je vois finissent à l’université et vont sur le marché du travail. Ils ont une vie autonome.

Selon le chercheur, cette méthode permet aussi de travailler avec des enfants qui ont d’autres diagnostics, tels que des troubles d’attention, d’apprentissage ou d’hyperactivité.

Pour lui, le système scolaire de la Saskatchewan doit suivre ce qui a été fait sur le plan national et devrait laisser une chance aux enfants autistes d’intégrer les classes ordinaires dès la maternelle.

En 2018, le rapport du Système national de surveillance du trouble du spectre de l’autisme (TSA) a indiqué qu’environ 1 enfant sur 66 âgé de 5 à 17 ans avait reçu un diagnostic de TSA.

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